Du miel chez “Madame Sainte Anne”

Pour une première récolte, les abeilles de sainte Anne n’ont pas chômé ! 280kg de miel ont été produits par les 25 ruches accueillies depuis peu dans le parc du sanctuaire.

©Photo Emmanuel Pottier/Sanctuaire Sainte Anne d’Auray

Avec le père Gwénaël Maurey, [recteur du sanctuaire – ndlr], nous voulions développer la production d’un miel ici“, explique Bruno Belliot, secrétaire général du Sanctuaire, “notamment pour des questions écologiques, en lien avec Laudato Si.” La rencontre avec l’apiculteur et le responsable des jardins du sanctuaire a été l’occasion de réaliser ce souhait. “Ce miel permettra d’annoncer le prochain jubilé des 400 ans de l’apparition de Sainte Anne au paysan Yvon Nicolazic [ 1625-2025 – ndlr]”. D’où son nom de “miel du jubilé”.
Et puis le miel est un élément souvent utilisé dans les métaphores de la bible“, glisse le secrétaire général. On le retrouve à de nombreuses reprises dans le livre des Proverbes et dans les psaumes, notamment pour décrire toute chose exquise, délicieuse.

Les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l’âme et salutaires pour le corps.

(Proverbes 16:24)

L’endroit est idéal pour les 25 ruches : de l’espace, des fleurs, … et des tilleuls ! Corentin Beslé, l’apiculteur, explique : “j’avais ce souhait de venir installer mes ruchers ici. La rencontre avec Bruno Belliot, et Daniel Eveno, responsable des jardins, l’a permis. L’environnement du sanctuaire est très riche pour les abeilles. Les ruches sont installées aux pieds des arbres, il y a une grande diversité florale et beaucoup de tilleuls“. Les fleurs jaunes de ces arbres offrent aux abeilles un pistil apprécié de celles-ci pour la production d’un nectar doré, de qualité.

Corentin Beslé a 35 ans, il a opéré une reconversion professionnelle il y a un an. Issu du milieu bancaire, il s’est installé comme apiculteur à Quistinic. “Ce que j’aime dans ce métier, c’est que l’on vit au rythme des saisons. Proche de la nature, et essayant de mieux la connaître, on tente par là de mieux connaître Dieu. Cela nous rapproche de Lui, façon Laudato SI.”

“Dans ce métier on peut également échanger avec les gens,” ajoute l’apiculteur. “Ils s’intéressent, posent des questions. On peut ainsi les sensibiliser aux problématiques climatologiques“, continue-t-il. “Les alerter, par exemple, sur le fait que la production de miel est divisée par deux, à cause du dérèglement climatique. En France nous ne produisons que 20% de ce que nous consommons. On peut alerter aussi sur le fait que la France et l’Allemagne ont perdu ces dernières années 70% de leurs insectes.”

Un combat écologique, mais aussi un combat quotidien : on pourrait croire que produire du miel est un travail facile, “mais il y a beaucoup de manutention, il faut maintenir la ruche en vie, les contrefaçons sont fréquentes, et les contraintes économiques importantes“, précise l’apiculteur. Mais le miel est un produit bon, qui a beaucoup de vertus, “un cadeau de Dieu glisse-t-il, “qui est très demandé et se vend bien“. A la question : est-ce qu’un miel estampillé sanctuaire se vendra mieux ? il répond : “cela peut aider, mais moi ce qui m’intéresse en produisant au sanctuaire, c’est travailler en collaboration avec d’autres personnes, et faire des projets.” Et peut-être aussi joindre sa prière à celle de Madame Sainte Anne …

©Photos Emmanuel Pottier

Le miel au Salon du chocolat

Le “miel du jubilé” sera proposé à la vente dès ce week-end lors du Salon du chocolat & Pâtisserie de France à Vannes. Pendant trois jours, du 11 au 14 novembre 2021, des bénévoles se relaieront pour tenir le stand du miel “béni des Dieux“, nous dit la publication Facebook du Salon (voir ci-dessous). Pour nous, il serait plutôt “béni de Dieu“, et en tout cas, produit en accord avec son représentant ici, le père Gwénaël Maurey, recteur. Echange de bons procédés : la direction du Salon du chocolat a proposé un stand pour le “miel du jubilé”, le sanctuaire prêtera, le temps du Salon, ses grands santons de Noël en bois blanc habituellement exposés à l’extérieur de la basilique. Un miel missionnaire !

Corentin Beslé, apiculteur
Stand au Salon du Chocolat -Vannes

Nous en gardons également un stock pour l’Avent“, précise Emmanuel Pottier, en charge de la communication du Sanctuaire. “Dès le 28 novembre, une équipe de bénévoles proposera le miel du jubilé à la sortie des messes dominicales de 9h30 et 11h, pendant tout le temps de l’Avent et jusqu’à écoulement des stocks.” “Et nous souhaitons également en proposer au marché de Noël organisé par le Sanctuaire et la Ville de Sainte-Anne-d’Auray, le 17 décembre“, ajoute Emmanuel Pottier. Un miel jubilaire, missionnaire et prophétique en ce temps de l’Avent qui annonce Noël !

Le miel sera proposé à la vente au prix de
8€ les 250 g
12€ les 500g