« Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.»
Matthieu 2, 1-12
Le 6 janvier 2026, date de l’Épiphanie à 22 Rome, marque la fin du Jubilé universel.

L’adoration des mages, Rubens,
musée du Prado, Madrid
PRIÈRE
Qui es-tu, Roi d’humilité,
Roi sans palais, roi sans armée ?
Nous sommes venus t’adorer
Des bouts du monde.
Nous ne savons pas bien comment
Un signe vu en Orient
A conduit nos pas au levant
De ta lumière.
Regarde donc autour de toi
Dans les richesses qui sont là,
Les nations qui ne savent pas
Que tu les aimes.
Hymne de l’office de Vêpres (extraits)
PRIER

Tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui.
Le but de notre vie est d’être pour toujours avec Dieu pour le voir, l’aimer, l’adorer. Dès maintenant, adorons le Seigneur, dans l’eucharistie, en toutes nos prières, à travers tout ce que nous faisons.
« De la crèche au crucifiement, Dieu nous livre un profond mystère ». C’est un chant de Noël que nous pourrions aussi méditer en adorant le Saint Sacrement : mystère de Son Amour, de Sa Présence, de Son Salut, de Sa Lumière, de Sa Consolation, contenu et spécialement manifesté dans la Sainte Hostie. Sûres du grand bénéfice de cette dévotion, les paroisses de Lorient proposent toute l’année une adoration continue sous la forme originale d’un relais, passant du lundi au vendredi dans chacune des cinq paroisses de la ville. C’est une « course » de prière, qui relie tous les Lorientais dans ce sacrement de la communion, en fortifiant chacune des paroisses dans la confiance et la charité. Et qui nous rapproche du vœu que le pape Léon XIV exprime pour l’Église : « En Celui qui est Un, soyons un ».
ANNONCER
« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient.»
Une étoile dans le ciel a suffi ! Un petit signe, une rencontre, un visage, un mot, Jésus en fait un chemin vers lui.
Joie sur le chemin de Sainte Anne
À l’aube du printemps, sous un ciel gris mais aux promesses de jours meilleurs, nous avons pris le départ de la Troménie de Sainte Anne. 7 mars 2025-26 juillet 2025… au fil des jours, la ferveur montait au rythme des kilomètres parcourus, mêlée aux chants, aux visages marqués par le vent, le soleil, la fatigue… mais surtout par la joie et la prière. L’évangélisation ne se faisait pas tant par les mots que par la présence, le regard, l’offrande d’un sourire. La joie chrétienne naît souvent dans le simple fait d’être ensemble, en route vers le même but.
Parler du Christ, de sa mère et de sa grand-mère devient naturel, presque nécessaire, comme on partage une source d’eau fraîche sur un long chemin. Nombreux sont ceux qui ont découvert une Église en marche, fraternelle, enracinée dans sa terre et ouverte à tous les souffles. Et dans cette marche, ils ont reçu bien plus qu’ils n’ont donné : la joie paisible d’avoir vu le Christ passer au milieu d’eux.
Eflamm Caouissin
SERVIR
Ils ouvrirent leurs coffrets et lui offrirent leurs présents.
Un présent est ce qui est présenté, préparé par amour, pour être donné. Offrir un cadeau, ses services ou simplement d’être là : l’un des plus beaux cadeaux est d’être présent, comme Dieu, lui, est présent !
L’adoration des mages
Par leurs dons, les mages manifestent que Jésus est vrai homme sujet de la mort (la myrrhe), mais aussi vrai Dieu (l’encens) et roi (l’or). Servir, n’est-ce pas reconnaître ce Christ en tout homme si vulnérable, mais créé à l’image de Dieu et donc revêtu d’une dignité sans pareille ?