Serviteurs…

BENEVOLES COLISNous sommes tous en capacité de nous lier avec nos frères les plus fragiles : que ce soit par l’action, par la prière ou par la simple écoute… Membre de l’Eglise, Corps du Christ, soyons tous dans le monde le signe vivant de l’amour du Père, pour tout homme, quels que soient sa condition, sa misère et ses besoins.

Jésus fait siennes nos souffrances. Il nous invite à adopter les mêmes dispositions de cœur que lui : un cœur brûlant d’amour, qui révèle la miséricorde du Père, Son amour inconditionnel pour tout homme.

Comme il prend soin de nous, Jésus nous demande de nous mettre gratuitement au service de ce frère qui ignore qu’il est aimé d’un si grand amour, qui désespère de lui, des autres et du monde dans lequel il vit. L’amour du Christ nous pousse à devenir des serviteurs des plus petits, des plus fragiles. Jésus nous invite à mettre à son service toutes nos capacités pour participer pleinement à la construction d’une société plus juste, plus fraternelle.

Servir ?

Sommes-nous si fermés en nous-mêmes que nous ne voyons plus celui qui souffre ? C’est la question que IMG_9879nous pose le Pape François. Disons-nous chaque fois que nous percevons cette souffrance : comment puis-je aider ? Ou chassons-nous cette « idée » surgie du bout de notre cœur parce que nous manquons de temps, la tâche paraît vaine, etc…

Il s’agit déjà d’accueillir ce frère et d’entrer en relation avec lui. Nous découvrons alors qu’ils nous rendent meilleurs. Quelques citations du Saint Père :

« L’accueil à lui tout seul ne suffit pas. Donner du pain ne suffit pas, s’il ne s’accompagne pas de la possibilité d’apprendre à marcher avec ses propres jambes. La charité, qui laisse le pauvre tel qu’il est, n’est pas suffisante. La vraie miséricorde, celle que Dieu nous donne et nous enseigne, demande justice, demande que le pauvre trouve la voie pour ne plus être tel. »

« Que nos vies soient imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu! Qu’à tous, croyants ou loin de la foi, puisse parvenir le baume de la miséricorde comme signe du Règne de Dieu déjà présent au milieu de nous ».

« Redécouvrons les œuvres de miséricorde corporelles : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts.
Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts ».
(Misericordiae Vultus, Pape François)