Appel décisif : 114 catéchumènes adultes

L’église Saint-Pierre de Sérent a accueilli les 114 catéchumènes adultes qui, en plusieurs paroisses du diocèse, se préparent à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne – baptême, confirmation, eucharistie – lors des prochaines fêtes de Pâques. « Le renouveau du catéchuménat est un signe prophétique, a relevé Monseigneur Centène. Dieu continue à parler au cœur de l’homme en plein XXIᵉ siècle ».

A l’appel de leur nom, ils se sont levés les uns après les autres en répondant « me voici ». Puis ensemble, ils ont solennellement réaffirmé leur volonté de recevoir les sacrements.
Émus, parfois impressionnés par cette étape tant attendue de l’appel décisif, 114 hommes et femmes se sont ensuite dirigés vers le chœur où les attendait Monseigneur Centène. La main de leur parrain/marraine posée sur leur épaule, ils ont progressé dans la nef, se laissant gagner par une joie profonde et sereine.
Là, l’évêque les a accueillis personnellement par une paternelle poignée de main avant de les revêtir de l’écharpe violette des appelés, en adressant à chacun un message chaleureux. Confiants et heureux, les catéchumènes ont signé de leur nom le registre de l’appel décisif au baptême.

D’un catéchumène à l’autre, les cheminements sont « d’une diversité incroyable », a souligné Monseigneur Centène dans son homélie. « Certains viennent de familles non croyantes, certains viennent d’autres religions, d’autres encore redécouvrent la foi après un long détour. Mais le point de convergence, c’est que le Christ a cessé d’être ‘une idée’ pour devenir ‘quelqu’un’ ». A partir de cette rencontre, l’existence prend un sens nouveau : « cette rencontre avec le Christ réaligne vos priorités. Elle devient le filtre à travers lequel vous relisez désormais vos relations familiales, votre travail, vos engagements sociaux. Ce n’est plus vous qui portez votre vie tout seul, c’est Lui qui la porte avec vous ».

Un « sens nouveau »

La rencontre avec le Christ donne un sens nouveau à l’existence humaine. Dans la suite de son homélie, l’évêque a creusé cette idée en identifiant trois « grandes soifs de l’âme humaine » auxquelles le Christ répond.

Le sens de l’origine d’abord : « vous découvrez que vous n’êtes pas le fruit du hasard mais un projet d’amour ». Et c’est bien l’amour de Dieu qui est venu éclairer le parcours chaotique de Maxime. « Pour les personnes qui grandissent en dehors de l’amour, qui se sentent délaissés, seuls, perdus dans ce monde sans savoir où aller, il y a toujours quelque chose à faire ! affirme-t-il avec force. Pour moi, ma solution a été de franchir les portes d’une église, de lâcher tout ce que j’avais sur le cœur. J’ai trouvé l’amour de Dieu comme ça (…) c’est ça le plus fort ».

Le sens de l’épreuve ensuite : « avec le Christ, la souffrance et l’échec n’ont plus le dernier mot ».
Voilà qui rejoint l’expérience de Tatiana, 35 ans (Mauron). Mariée à un catholique pratiquant et ayant fait baptiser ses trois enfants, Tatiana aura cheminé sept ans avant de franchir le pas. « J’ai vraiment attendu que ce soit un cheminement très personnel ». Elle a demandé le baptême il y a deux ans. « L’appel est arrivé à la suite du décès de ma maman, raconte la jeune maman. J’ai beaucoup échangé avec un prêtre qui m’a parlé de l’amour éternel, qui ne meurt jamais ».

Enfin, le sens de l’engagement : « vous découvrez que votre vie est une mission (…) Le sens de la vie réside dans le fait d’apprendre à aimer comme il aime, à pardonner comme il pardonne, à servir comme il sert ».

« Un cadeau pour l’Église »

En ce qu’ils rappellent aux fidèles baptisés leur propre baptême, ces nombreux catéchumènes adultes représentent un « cadeau » pour l’Église et pour la communauté des croyants. « Votre désir nous évangélise, votre cheminement nous encourage, votre engagement nous remplit d’espérance », assure Monseigneur Centène.

Clin d’œil « toponymique » : pour rejoindre la salle des fêtes de Sérent où s’est poursuivie la journée, les catéchumènes étaient invités à emprunter « le chemin du paradis ». « Il faut marcher un peu pour y aller mais ce n’est pas trop difficile à trouver », a commenté avec humour Claude Philippe, diacre et membre de l’équipe catéchuménat. « La consigne est simple : ceux qui ne savent pas où c’est suivent ceux qui savent déjà »

Un aperçu du reportage vidéo à retrouver prochainement en intégralité.