Terre de Mission : une nouveauté RCF au coeur du territoire !

Montrer la vie de chacun de nos doyennés, c’est l’objectif de cette nouvelle émission Terre de mission. Mensuelle, d’une durée de 55 minutes, elle est diffusée chaque deuxième samedi du mois à 11h.

Un magazine rythmé, à la découverte des grands lieux de patrimoine sacré local, des congrégations, nombreuses à travers le diocèse, mais aussi à la rencontre des morbihannais et de leur histoire de foi, des engagements par lesquels ils contribuent chaque jour à la construction de l’église locale.

La première émission proposera une immersion dans le doyenné de Locminé. 

Diffusion samedi 12 octobre à 11h

Gourin : 104.5 FM
Lorient : 102.8 FM
Ploërmel : 91,5 FM
Pontivy : 87,8 FM
Vannes : 90,2 FM

www.rcf.fr

Journées Familles paysannes, terreau d’espérance

Une journée de rencontre est proposée à toutes les personnes concernées par le milieu rural, dimanche 13 octobre 2019. Sous l’égide de la diaconie 56, elle rassemble plusieurs associations, dont les Journées Paysannes (En savoir plus ici sur les Journées paysannes) afin de vivre ensemble ce « terreau d’espérance » qu’est la famille paysanne.

Journées Paysannes 2018 – Campénéac

« La diaconie 56 s’associe à d’autres acteurs du monde rural pour organiser cette journée, afin de créer l’unité et rassembler, « pour que les familles du monde rural soient des foyers de lumière », selon les paroles de Marthe Robin au fondateur des Journées Paysannes, Jean-Louis Laureau », explique Marc Jouan, délégué diocésain à la diaconie du Morbihan.

La famille de Yvon Nicolazic, ce paysan breton du XVIIème siècle à qui apparut sainte Anne, donne l’exemple d’une belle famille de paysans priants ! L’abbé Frédéric Fagot, investi dans ce spectacle qui a lieu chaque année sur le sanctuaire, la présentera.

Puis, à partir de l’encyclique Laudato Si, Arnaud Crest, ingénieur agronome dans la région Nantaise, et animateur d’un groupe de parole « Laudato Si », parlera de conversion écologique et de sobriété heureuse.

Enfin, être des familles « enracinées » : ce sera le sens de l’intervention de Stéphanie Bignon, du mouvement « Terre et Famille », situé en région parisienne.

« Chacun pourra prendre la parole s’il le souhaite, nous laissons la place aux débats après les interventions », explique Marc Jouan, délégué diocésain à la diaconie, « car il est important que chacun puisse s’exprimer« .

La parole est primordiale, c’est pourquoi des groupes de paroles ont été créés dans le diocèse. « Au départ ils étaient surtout destinés au agriculteurs, mais ils sont ouverts à tout le monde rural. Il s’agit de donner la parole aux personnes afin qu’elles aient un lieu où partager leurs difficultés ou leur mal-être« . Basés au Faouët, à Questembert et à Ploërmel depuis peu, ils se réunissent tous les deux mois, afin de ne pas surcharger les calendriers ! Ces groupes sont accompagnés par des prêtres. « Nous leur proposons aussi d’organiser des messes« , continue Marc Jouan, « autant pour prier que pour se faire connaître, tisser des liens, élargir les contacts. Cela peut permettre de savoir qui est en difficulté, afin de pouvoir apporter notre soutien. »

JOURNEE OUVERTE A TOUS

Prier avec Yvon Nicolazic

Un livret  » une neuvaine avec Yvon Nicolazic », écrit par Philippe-Guy Charrière et édité par Saint-Léger éditions, est proposé à la vente et sera dédicacé par l’auteur ce dimanche 13 octobre, à la librairie de la Basilique, l’après-midi.

« Aucune neuvaine le concernant n’avait encore été réalisée concernant ce personnage dont la cause de béatification est introduite à Rome depuis quelques décennies. » Une courte biographie préface la neuvaine, tirée des écrits de Dom Guy-Alexis Lobineau, bénédictin et historien breton du XVIIème siècle. Reprenant la prière pour demander à Dieu la béatification du paysan, la neuvaine inclut également des extraits de texte d’auteurs spirituels plus ou moins contemporains d’Yvon Nicolazic, tels Pierre de Bérulle, Saint Vincent de Paul…

Philippe-Guy Charrière est maître ès arts de l’Institut Catholique de Paris et diplômé de troisième cycle de l’Université de Poitiers en Histoire des sociétés et religions. Il enseigne l’histoire-géographie en Bretagne. Il a écrit plusieurs ouvrages et articles.

Le livret a été écrit « en hommage aux nombreux paysans de France qui se suicident chaque année dans une indifférence quasi générale. »

Programme

Journée présidée par Monseigneur Raymond Centène

  • 9h30 – Accueil
  • 9h45 – Temps de prière pour les agriculteurs décédés et leurs familles
  • 10h00 – Intervention de l’Abbé Frédéric Fagot : Yvon Nicolazic, ses visions et sa famille. Une famille de paysans priants
  • 10h45 – Départ vers la basilique pour la messe présidée par Monseigneur Raymond Centène
  • 13h00 – Repas tiré du sac et partage
  • 14h15 – Intervention de Arnaud du Crest : Une conversion écologique, vers la sobriété heureuse (à partir de Laudato si)
  • 15h15 – Intervention de Stéphanie Bignon du mouvement Terre et Famille
  • 16h15 – Débat et questions
  • 17h00 – Conclusion par Monseigneur Raymond Centène et envoi

Participation indicative : 5€

CONTACT : Marc Jouan – responsable.diaconie@diocese-vannes.fr

Abus sexuels : le diocèse à l’écoute des victimes

« Pour que ces phénomènes, sous toutes leurs formes, ne se reproduisent plus, il faut une conversion continue et profonde des cœurs, attestée par des actions concrètes et efficaces qui impliquent chacun dans l’Eglise, si bien que la sainteté personnelle et l’engagement moral puissent contribuer à promouvoir la pleine crédibilité de l’annonce évangélique et l’efficacité de la mission de l’Eglise. »

Pape François – 9 mai 2019
 Lettre apostolique
L’Eglise lutte contre les abus sexuels
Cellule d’écoute du diocèse de Vannes
Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise

Votre semaine du 22 au 28 juillet

Semaine par semaine, au fil de la saison estivale : pardons, fêtes paroissiales, concerts, visites, randonnées, etc. sont recensés ici sur l’ensemble du département. Bel été dans les églises et chapelles du Morbihan !

Votre semaine du 15 au 21 juillet

Semaine par semaine, au fil de la saison estivale : pardons, fêtes paroissiales, concerts, visites, randonnées, etc. sont recensés ici sur l’ensemble du département. Bel été dans les églises et chapelles du Morbihan !

Ordinations sacerdotales du 23 juin 2019

« Avec l’aide du Seigneur nous choisissons nos frères Thierry et Johann pour l’ordre des prêtres »

« La Sainte Eglise, notre Mère, vous présente nos frères Thierry et Johann et demande que vous les ordonniez pour la charge du presbytérat« .

Par ces mots, le vicaire générale, le père Jean-Yves le Saux, introduit le rite d’ordination sacerdotale, s’adressant à Monseigneur Centène, lequel répond conformément au rite : « Savez-vous s’ils ont les aptitudes requises ? » 
Chacun des candidats au presbytérat est alors présenté par le père Marivain, délégué diocésain à la formation au ministère presbytéral.

Celui-ci achève sa présentation par ces mots : « Le peuple chrétien a été consulté, et ceux à qui il appartient d’en juger ont donné leur avis. Aussi j’atteste que [Thierry – Johann] a été jugé digne d’être ordonné.« 

L’évêque dit alors : « Avec l’aide du Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur, nous choisissons nos frères Thierry et Johann pour l’ordre des prêtres.« 

En ce jour de fête, en ce jour de joie, nous voulons faire monter vers le Ciel une triple action de grâce

« En ce jour de fête, en ce jour de joie, nous voulons faire monter vers le Ciel une triple action de grâce », dit Monseigneur Centène dans son homélie. « Action de grâce pour l’appel de Dieu, action de grâce pour la réponse de nos frères Johann et Thierry à cet appel, action de grâce pour le don de l’Eucharistie, dont nous célébrons aujourd’hui la solennité. »

L’appel de Dieu est un mystère

« L’appel de Dieu est un mystère. L’appel de Dieu est toujours déroutant. […] Il dépoussière, il décape, il soulève. […] La vie du prêtre est essentiellement eucharistique […] au sens d’une existence donnée pour la vie du monde.
[…] L’Eucharistie est un Mystère de pauvreté. Dieu se dépouille de lui-même et s’abandonne entre nos mains. Mais dans cette pauvreté, dans ce dépouillement, dans cet abandon, c’est la vie la plus haute qui jaillit.

« Donnez-leur vous-même à manger », ou « Le doux miracle de nos mains vides »

« Souvent, dans votre vie de prêtre, on vous demandera de donner ce que vous n’avez pas. Ou si peu. On vous demandera de la joie quand vous serez dans la tristesse, on vous demandera de la lumière quand vous serez dans les ténèbres, de la paix quand votre cœur sera peut-être dans la révolte, des certitudes alors même que vous serez assaillis par des doutes. C’est en donnant tout à Jésus, les cinq pains et les deux poissons, le peu qui vous restera, que votre ministère trouvera sa fécondité, et que vous pourrez expérimenter la merveille que l’on puisse faire présent de ce qu’on ne possède pas soi-même.« 

« […] Aujourd’hui encore, Seigneur, viens en aide à notre faiblesse : accorde nous les coopérateurs dont nous avons besoin pour exercer le Sacerdoce Apostolique… » Retrouvez la prière d’ordination ci-dessous :

Galerie de photos ©Yvon Lefranc

Nominations 2019

Monseigneur Raymond CENTÈNE, Evêque de VANNES, nomme

M. l’abbé Julien NATUREL, curé-doyen de ROHAN et recteur de ST-SAMSON, GUELTAS, BRÉHAN et CRÉDIN.

M. l’abbé Jérôme SECHER, curé de la communauté de paroisses de JOSSELIN : curé de l’ensemble paroissial de JOSSELIN, LA CROIX-HELLÉAN, LA GRÉE-SAINT-LAURENT et HELLÉAN, de l’ensemble paroissial de LANOUÉE, LES FORGES, et de la paroisse de GUILLAC.

M. l’abbé François MARBAUD DE BRÉNIGNAN, curé de CARENTOIR et recteur de QUELNEUC, LE TEMPLE, ST-NICOLAS DU TERTRE et TRÉAL.

M. l’abbé Hervé LE BERRE, recteur de MORÉAC, REMUNGOL et NAIZIN, et prêtre référent de la pastorale des jeunes du Pays de LOCMINÉ.

M. l’abbé Marcel DOUNIAMA-GAMBOU, administrateur des paroisses de SÉRENT, LIZIO, ST-GUYOMARD, LA CHAPELLE-CARO, LE ROC-SAINT-ANDRÉ, ST-ABRAHAM et QUILY.

M. l’abbé Ephrem LALEYE, administrateur des paroisses de ST-AVÉ et MEUCON.

M. l’abbé Emmanuel MENGOLO, administrateur des paroisses de Sainte-Anne d’Arvor et Sainte-Jeanne d’Arc à LORIENT.

M. l’abbé Gilbert ADJASSOU, administrateur des paroisses de MERLEVENEZ, STE-HÉLÈNE et NOSTANG, tout en gardant ses fonctions actuelles.

M. l’abbé Charlemagne TCHEDJINNAHOU, administrateur de la paroisse de TREFFLÉAN, tout en gardant ses fonctions actuelles.

M. l’abbé Jean-Marie SUREL, directeur du Foyer Jean-Paul II et de la propédeutique Bienheureux Pierre-René Rogue, et délégué épiscopal du Service des vocations.

M. l’abbé Christian CHÉREL, aumônier du monastère des Augustines à MALESTROIT et de la clinique.

M. l’abbé Philippe LAUNAY, chapelain du sanctuaire de STE-ANNE D’AURAY.

M. l’abbé Antoine CILUMBA MASANKA, chapelain au sanctuaire de STE-ANNE D’AURAY et aumônier des Filles du Saint Esprit.

M. l’abbé Alain LECLERC, secrétaire aux archives de catholicité de l’évêché, tout en restant recteur de ST-NOLFF.

M. l’abbé Jean-Charles NICOLLEAU, vicaire à ALLAIRE, ST-GORGON, ST-JEAN-LA-POTERIE, RIEUX, BÉGANNE et aumônier de la maison de retraite Angélique-le-Sourd.

M. l’abbé Crispin NDJIBU SHABANA, vicaire à MUZILLAC, BILLIERS, LE GUERNO, NOYAL-MUZILLAC, ARZAL, AMBON, DAMGAN et PÉNERF.

M. l’abbé Léon KAVÉGUE, vicaire au service du doyenné de LA ROCHE-BERNARD, en résidence à ST-DOLAY, tout en poursuivant ses études de doctorat.

M. l’abbé Léonard KASONGO, vicaire aux paroisses de PONTIVY, LE SOURN, ST-THURIAU, NEULLIAC, KERGRIST et prêtre référent de l’aumônerie du Centre Hospitalier de PONTIVY, en résidence à LE SOURN.

M. l’abbé Jean-Baptiste LABADEH, vicaire à MERLEVENEZ, STE-HÉLÈNE et NOSTANG.

M. l’abbé Louis DE BRONAC, prêtre référent diocésain du Service de la pastorale des jeunes, tout en gardant son office de curé et recteur du secteur de GUER.

M. l’abbé Thomas WEBER, prêtre référent de la pastorale des jeunes du Pays de LORIENT, tout en gardant ses fonctions actuelles.

Prêtres aux études :

M. l’abbé Rogatien SEDJO, à ANGERS, tout en restant au service du doyenné de MUZILLAC le week-end.

M. l’abbé Jules KANYELA, à NANTES, tout en restant au service du doyenné de QUESTEMBERT le week-end.

Toutes ces nominations prennent effet au 1er septembre 2019.
Les curés, recteurs et administrateurs exercent leur office à partir de la prise de possession canonique (installation officielle).

VANNES, le 5 juin 2019

+ Raymond CENTENE
Evêque de VANNES

P. Gabriel JEGOUZO
Chancelier

DML – MAI 2019

Au service des divers groupes, associations, communautés religieuses, paroisses, services, etc., le Dossier Mensuel de Liaison (DML) est un outil de diffusion des informations.  Envoyé à près de 800 destinataires par courrier, il est également téléchargeable en ligne, document par document.  

Messe de Pentecôte 2019
Clôture Jubilé Jeunes
Témoignage Œuvre d’Orient
Festi’ Jeunes
Supplément d’été
Chrétiens en Morbihan
Rassemblement MCR
Formation à la vie spirituelle

Ordinations presbytérales, dimanche 23 juin

Par l’imposition des mains et la prière consécratoire,
son excellence Raymond Centène, évêque de Vannes,
ordonnera prêtres

Thierry Félix,
Johann Ribette,

en la cathédrale Saint-Pierre de Vannes,

le dimanche 23 juin 2019 à 15 h 30. 
Solennité du Corps et du Sang du Seigneur

Ordonné diacre le 9 septembre 2018, Johann Ribette est actuellement au service des paroisses du doyenné de Guer.

Ordonné diacre le 27 octobre 2013, Thierry Félix est actuellement au service de la paroisse de Ploërmel. 

Vivons la liturgie du temps de Pâques en ressuscités !

Après cet itinéraire spirituel et liturgique du carême, culminant avec les célébrations du Triduum Pascal, nous aurions tort de penser qu’on peut maintenant se reposer…

Et pourtant, que d’énergie pour préparer tant de célébrations différentes au cours de la semaine Sainte, que de temps consacré à vivre ces liturgies en quelques jours : reprendre son souffle ne serait rien de trop.

Or, bien au contraire, nous voici entrés dans le temps le plus important de l’année liturgique – ce temps qui donne sens à tout le reste.

En célébrant la Résurrection en Vigiles et le Jour de Pâques, nous ouvrons 8 jours entiers de fêtes pascales jusqu’au dimanche suivant, lui-même appelant 6 autres dimanches mais encore l’Ascension et bien évidemment Pentecôte. Car durant ce temps, c’est bien l’unique mystère de la résurrection, de l’Ascension du Seigneur et du don de l’Esprit Saint que nous célèbrerons : le cœur de la Foi.
Si nous avons vécu intensément le carême, c’est donc pour vivre encore plus intensément ce temps de Pâques, sinon, cela manque en réalité d’un peu de sens ! Eveillons notre conscience à ceci car l’enjeu pour le monde et nos assemblées, c’est de vivre la foi au Ressuscité, et plus encore de vivre nous-même comme des ressuscités ! Ce monde, et nous-même bien souvent, semblons tant vivre comme si Dieu n’existait pas !

Nos liturgies à venir devrons donc intensément célébrer cette résurrection, et que nos communautés célébrantes en témoignent surtout auprès des personnes occasionnelles et des jeunes.

Des liturgies solennelles

Que ces liturgies soient surtout SOLENNELLES, bien plus que festives, mais en effet, nobles et solennelles. Pour tous ces dimanches à venir, sortez les encens, que les servants(e)s de messe soient présents, fleurissez, proposez sans mesure le rite de l’aspersion, que les chœurs soutiennent le chant, que les orgues soulignent la profondeur de ce qui est célébré, que les autres instruments participent à la dynamique solennelle de la liturgie.

Mettez les plus belles nappes, que soient sortis les plus beaux ornements, chandeliers et autres objets liturgiques de l’autel.

Favorisons et écoutons aussi la voix de l’assemblée qui sera invitée à proclamer ses « Alléluia », et travaillons enfin à mettre en œuvre des liturgies avant tout « priantes », c’est-à-dire qui aident à prier effectivement pour que chacun puisse se laisser rejoindre par le Christ.

Les liturgies de nos paroisses pour ce temps de Pâques ne peuvent souffrir d’une quelconque forme de sobriété et de simplicité : voici l’heure de célébrer d’une « noble simplicité » nous rappelle le Missel.
La liturgie, même simple, lorsqu’elle est mise en œuvre noblement, donc dans le respect des normes et dans l’esprit de ce qui est célébré, sera ainsi comme une autoroute de la grâce : à nous donc, acteurs liturgiques de la déployer sans retenue afin d’aider à ouvrir les cœurs et les âmes à cette grâce.

La messe est d’abord la célébration du mystère pascal, rien de moins ! La liturgie de l’Eglise dans son déploiement sans réserve – et à la mesure des moyens de chacun – a pour objet de le manifester, rien de moins.

Emmanuel Auvray, délégué diocésain
Service de pastorale liturgique et sacramentelle

Message pascal du pape François

Alors que nous sommes encore rayonnants de la joie pascale, profitons de l’octave de Pâques pour relire le message pascal et la bénédiction urbi et orbi du pape François

« Chers frères et sœurs, bonne fête de Pâques !

Aujourd’hui l’Église renouvelle l’annonce des premiers disciples : ‘‘Jésus est ressuscité’’. Et de bouche en bouche, de cœur en cœur, elle rappelle l’invitation à la louange : ‘‘Alléluia… Alléluia’’. Ce matin de Pâques, jeunesse éternelle de l’Église et de l’humanité tout entière, je voudrais adresser à chacun d’entre vous les premières paroles de la récente Exhortation apostolique consacrée en particulier aux jeunes : « Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. Les premières paroles que je voudrais adresser à chacun des jeunes chrétiens sont donc : Il vit et il te veut vivant ! Il est en toi, il est avec toi et jamais ne t’abandonne. Tu as beau t’éloigner, le Ressuscité est là, t’appelant et t’attendant pour recommencer. Quand tu te sens vieilli par la tristesse, les rancœurs, les peurs, les doutes ou les échecs, il sera toujours là pour te redonner force et espérance » (Christus vivit, nn. 1-2).

Chers frères et sœurs, ce message est adressé en même temps à chaque personne et au monde entier. La Résurrection du Christ est le début d’une vie nouvelle pour chaque homme et chaque femme, parce que le vrai renouvellement part toujours du cœur, de la conscience. Mais Pâques est aussi le début du monde nouveau, libéré de l’esclavage du péché et de la mort : le monde finalement ouvert au Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de paix et de fraternité. Le Christ vit et reste avec nous. Il montre la lumière de son visage de Ressuscité et n’abandonne pas ceux qui sont dans l’épreuve, dans la souffrance et dans le deuil.

Que Lui, le Vivant, soit espérance pour le bien-aimé peuple syrien, victime d’un conflit qui perdure, et qui risque de nous trouver toujours davantage résignés et même indifférents. C’est plutôt le moment de renouveler l’engagement pour une solution politique qui réponde aux justes aspirations de liberté, de paix et de justice, qui affronte la crise humanitaire et favorise le retour en sécurité des personnes déplacées et de celles qui se sont réfugiées dans les pays limitrophes, surtout au Liban et en Jordanie. Pâques nous porte à tourner le regard vers le Moyen-Orient, déchiré par des divisions et des tensions continues.

Que les chrétiens dans la région, avec une persévérance patiente, témoignent du Seigneur ressuscité et de la victoire de la vie sur la mort. J’ai une pensée particulière pour la population du Yémen, en particulier pour les enfants épuisés par la faim et la guerre.

Que la lumière pascale éclaire tous les gouvernants et tous les peuples du Moyen-Orient, à commencer par les Israéliens et les Palestiniens, et les incite à soulager tant de souffrances et à poursuivre un avenir de paix et de stabilité.

Que les armes cessent d’ensanglanter la Libye où, de nouveau, des personnes sans défense meurent ces dernières semaines et où de nombreuses familles sont contraintes à quitter leurs propres maisons. J’exhorte les parties concernées à choisir le dialogue plutôt que l’oppression, en évitant que s’ouvrent à nouveau les blessures d’une décennie de conflits et d’instabilité politique.

Que le Christ Vivant donne sa paix à tout le bien-aimé continent africain, encore parsemé de tensions sociales, de conflits et parfois d’extrémismes violents qui provoquent l’insécurité, la destruction et la mort, surtout au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Nigéria et au Cameroun. Ma pensée va également au Soudan, qui traverse un moment d’incertitude politique et où je souhaite que toutes les instances puissent s’exprimer et que chacun s’efforce de permettre au pays de trouver la liberté, le développement et le bien-être auxquels il aspire depuis longtemps.

Que le Seigneur ressuscité accompagne les efforts accomplis par les Autorités civiles et religieuses du Sud Soudan, soutenues par les fruits de la retraite spirituelle vécue il y a quelques jours ici au Vatican. Puisse s’ouvrir une nouvelle page de l’histoire du pays, dans laquelle toutes les composantes politiques, sociales et religieuses s’engagent activement pour le bien-être commun et la réconciliation de la Nation. Lors de cette fête de Pâques que trouve du réconfort la population des régions orientales de l’Ukraine, qui continue de souffrir du conflit encore en cours.

Que le Seigneur encourage les initiatives humanitaires et celles visant à atteindre une paix durable.

Que la joie de la Résurrection remplisse les cœurs de ceux qui, sur le continent américain, subissent les conséquences de situations politiques et économiques difficiles. Je pense en particulier au peuple vénézuélien : à beaucoup de personnes privées des conditions minimales pour mener une vie digne et sûre, à cause d’une crise qui perdure et s’approfondit.

Que le Seigneur donne à ceux qui ont des responsabilités politiques d’œuvrer pour mettre fin aux injustices sociales, aux abus ainsi qu’aux violences et de faire des pas concrets permettant de guérir les divisions et d’offrir à la population les aides dont elle a besoin.

Que le Seigneur ressuscité éclaire les efforts qui se font au Nicaragua en vue de trouver au plus tôt une solution pacifique et négociée au bénéfice de tous les nicaraguayens. Face aux nombreuses souffrance de notre temps, que le Seigneur de la vie ne nous trouve pas froids et indifférents.

Qu’il fasse de nous des constructeurs de ponts et non pas de murs. Lui, qui nous donne sa paix, qu’il fasse cesser le bruit des armes, aussi bien dans les situations de guerre que dans nos villes, et qu’il inspire les gouvernants des Nations afin qu’ils s’engagent à mettre fin à la course aux armements et à la diffusion préoccupante des armes, surtout dans les pays économiquement plus développés.

Que le Ressuscité, qui a ouvert grand les portes du sépulcre, ouvre nos cœurs aux besoins des personnes défavorisées et sans défense, des pauvres, des sans emploi, des personnes marginalisées, de ceux qui frappent à notre porte à la recherche de pain, d’un refuge et de la reconnaissance de leur dignité.

Chers frères et sœurs, le Christ vit ! Il est espérance et jeunesse pour chacun d’entre nous et pour le monde entier. Laissons-nous renouveler par lui !

Bonne Pâques ! »

Homélie de la messe chrismale

Mardi 16 avril 2019 en la cathédrale Saint Pierre de Vannes

« Tous ceux et celles qui ont été baptisés peuvent aujourd’hui s’exclamer à la suite d’Isaïe et de Jésus dans la synagogue de Nazareth : « L’esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction ».

En effet, à la sortie des eaux du baptême, purifiés de la faute originelle et des fautes commises avant le baptême, nous sommes nés à la vie de l’Esprit.

L’onction d’huile sainte et parfumée que le ministre a faite sur notre front fut le signe de la présence durable de l’Esprit de Dieu au cœur même de notre cœur, « plus intime à nous-même que nous-même », selon le mot de saint Augustin.

Alors, comme Jésus, à la suite des prêtres, des prophètes et des rois de la première alliance nous sommes devenus des temples de l’Esprit du Seigneur.

Ensemble nous sommes appelés à être « un royaume de prêtres », et nous le sommes vraiment par la consécration de notre baptême et de notre confirmation.

Notre manière de vivre en ce monde, dans nos villes, nos quartiers, nos familles, nos engagements professionnels ou associatifs, devrait rendre évidente la présence du Royaume déjà inauguré et tout entier réalisé en Jésus-Christ mort et ressuscité.

C’est à nous tous qu’il incombe de vivre l’évangile au quotidien, dans les plus petits aspects de notre vie, de telle sorte que le monde en soit transformé.

En tant que disciples du Christ, nous avons à faire le pont entre Dieu et l’humanité. Voilà pourquoi notre tâche n’est pas de condamner le monde, mais de l’aimer et l’unir au Christ, de le rendre présent dans notre prière et notre offrande de l’Eucharistie.

Tous nous avons à exercer le sacerdoce commun des baptisés en agissant à la manière de Jésus dans le monde et en transmettant à ce monde grâce et bénédiction de la part de Dieu.

Ne sommes-nous pas, comme l’écrivait l’apôtre Pierre, « la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu » ?

Pour vivre ce sacerdoce royal et être présent dans le monde à la manière d’un ferment, le Seigneur a voulu, en instituant le sacrement de l’ordre, que certains exercent un service à l’égard des membres du peuple de Dieu. Un service et non un pouvoir ! « Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Lc 22, 27).

Toute ordination confère à celui qui agit désormais au nom et à la place du Christ un don qui le fait serviteur de ses frères pour la croissance et la sainteté de chacun et du corps tout entier.

Chers frères prêtres, le jour de notre ordination nous avons accepté de « vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus et à chercher à lui ressembler en renonçant à nous-même et en étant fidèles aux engagements attachés à la tâche ministérielle que nous avons reçue par amour du Christ et pour le service de l’Église ».

Redoutable engagement si nous comptons uniquement sur nos propres forces !

« Le prêtre est le plus insensé des hommes, disait le Pape François, si Jésus ne l’instruit pas patiemment comme Pierre, le plus sans défense des chrétiens si le Bon Pasteur ne le fortifie pas au milieu de son troupeau. Personne n’est plus petit qu’un prêtre laissé à ses seules forces ; donc, notre prière de protection contre tout piège du malin est la prière de notre Mère : je suis prêtre parce qu’il a regardé avec bonté ma petitesse ». (Homélie de la messe chrismale 2014)

Dimanche dernier, en lisant la Passion selon saint Luc, je me suis laissé interpeller par ces mots prononcés par Jésus à l’intention de Pierre : « Simon, Simon voici que Satan vous a réclamé pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas ».

Qui n’a pas laissé ces paroles résonner dans son cœur ne peut pas comprendre la crise que traverse aujourd’hui l’Église et qui ne se limite pas à une question de structures.

Avant d’être une institution, l’Église est d’abord le sacrement du Royaume. L’image de Notre-Dame de Paris, détruite alors que l’on était en train de mettre en œuvre tous les moyens techniques pour la soigner, nous est aujourd’hui une parabole.

L’année jubilaire de saint Vincent Ferrier, l’étude de l’époque à laquelle il a vécu,nous ont mieux fait comprendre que si elle est le sacrement du Royaume, l’Église n’est pas le Royaume !

Comme je le disais dimanche, elle reste la table de la Cène où la main de celui qui livre Jésus est à côté de lui sur la table. Elle reste la table de la Cène autour de laquelle les disciples se querellent pour savoir quel est parmi eux le plus grand. Elle reste la table de la Cène où Pierre entend Jésus lui prédire son reniement. Elle reste le lieu de la co-croissance mystérieuse du bien et du mal. Elle reste ce champ où l’ivraie risque d’étouffer le bon grain mais dans lequel ils poussent l’un et l’autre jusqu’au jour de la moisson et ce doit être pour chacun d’entre nous une école d’humilité. »

La prise de conscience, trop récente, des souffrances suscitées chez les victimes par les actes scandaleux de certains prêtres qui ont blessé l’image de la paternité de Dieu qu’ils avaient à représenter doit nous pousser à une purification et à une demande de pardon, car le péché d’un seul rejaillit sur l’ensemble du presbyterium.

Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. En ces temps difficiles où, à cause des fautes de quelques-uns, ils sont souvent suspectés, où ils se font quelques fois insulter dans les rues et où leur rôle social semble souvent dévalué, je voudrais redire aux prêtres toute mon admiration et mon estime pour leur engagement, pour le don qu’ils ont fait de leur vie, pour leur investissement au service du peuple de Dieu et les inviter à l’espérance en se mettant toujours plus à l’écoute des paroles de Jésus : « J’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères ».

Monseigneur Centène

Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité !

La fête de Pâques est la plus importante pour les chrétiens. Elle célèbre la Résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. Elle est la fête chrétienne la plus ancienne et la fête centrale de l’année liturgique.

Que fête-t-on à Pâques ?

La célébration de la fête de Pâques est l’occasion pour les chrétiens de renouveler leur profession de foi baptismale. C’est la raison pour laquelle les adultes demandant le baptême (les catéchumènes) sont baptisés dans leurs paroisses pendant la Vigile pascale. Le cierge pascal, symbole de la présence du Christ, est alors allumé et brillera du dimanche de Pâques à celui de la Pentecôte.

La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques, célébrée par une messe solennelle, est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie et de lumière.

« Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. » (Luc 24)

Les évangiles font le récit des événements du dimanche matin qui a suivi la mort de Jésus, lorsque les disciples de Jésus (les apôtres et les saintes femmes) ont trouvé son tombeau vide. Ils racontent aussi que Jésus leur est apparu à de nombreuses reprises dans des circonstances diverses pendant 40 jours jusqu’à une dernière apparition, lorsqu’ils l’ont vu monter au Ciel.

Les origines de Pâques

Étymologiquement, Pâques signifie « passage ». La fête chrétienne de Pâques trouve ses racines dans la fête juive de la Pâque, qui célèbre le passage de la mer rouge par les Hébreux lors de la libération d’Égypte.

Depuis la Résurrection du Christ, c’est la célébration du passage avec lui de la mort à la vie que les chrétiens célèbrent. Par sa Résurrection, le Christ sauve l’Homme du péché et l’appelle à la vie éternelle.

Éclairages du pape François

« Jésus Christ, par amour pour nous, s’est dépouillé de sa gloire divine ; il s’est vidé de lui-même, il a assumé la forme de serviteur et s’est humilié jusqu’à la mort, et la mort de la croix. Pour cela Dieu l’a exalté et l’a fait Seigneur de l’univers. Par sa mort et sa résurrection, Jésus indique à tous le chemin de la vie et du bonheur : ce chemin est l’humilité. »

« Sa résurrection accomplit pleinement la prophétie du Psaume : la miséricordede Dieu est éternelle, son amour est pour toujours, il ne mourra jamais. Nous pouvons nous confier totalement à lui, et nous lui rendons grâces parce qu’il est descendu pour nous jusqu’au fond de l’abîme. »

« L’amour a vaincu la haine, la vie a vaincu la mort, la lumière a chassé les ténèbres ! »

« Ce même amour par lequel le Fils de Dieu s’est fait homme et est allé jusqu’au bout du chemin de l’humilité et du don de soi, jusqu’aux enfers, jusqu’à l’abîme de la séparation de Dieu, ce même amour miséricordieux a inondé de lumière le corps mort de Jésus, l’a transfiguré, l’a fait passer dans la vie éternelle. Jésus n’est pas retourné à la vie d’avant, à la vie terrestre, mais il est entré dans la vie glorieuse de Dieu et il y est entré avec notre humanité, il nous a ouvert à un avenir d’espérance. Voilà ce qu’est Pâques : c’est l’exode, le passage de l’homme de l’esclavage du péché, du mal à la liberté de l’amour, du bien. »

« Venez et voyez ! »

« Voici le sommet de l’Évangile, voici la Bonne Nouvelle par excellence : Jésus, le Crucifié, est ressuscité ! Cet événement est à la base de notre foi et de notre espérance : si le Christ n’était pas ressuscité, le Christianisme perdrait sa valeur ; toute la mission de l’Église serait vidée de son élan, parce que c’est de là qu’il est parti et qu’il repart toujours. Le message que les chrétiens apportent au monde, le voici : Jésus, l’Amour incarné, est mort sur la croix pour nos péchés, mais Dieu le Père l’a ressuscité et l’a fait Seigneur de la vie et de la mort. En Jésus, l’Amour l’a emporté sur la haine, la miséricorde sur le péché, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, la vie sur la mort. »

Source : Eglise Catholique en France

Billet spi : 3e dimanche de Carême

Homélie du Père Georges-Henri Pérès, aumônier de l’UCO-IFSEC, archiviste aux archives historiques de l’Evêché. 

Avons-nous le droit de nous mettre en colère contre Dieu ? Pouvons-nous lui en vouloir ?

C’est une question qui peut se poser fréquemment dans notre existence, lorsqu’il y a un certain nombre de catastrophes. Nos médias se chargent bien de nous rappeler cette violence, violence naturelle, violence de l’homme, quand l’innocent est maltraité, tué, lorsque les propres ministres du Seigneur agissent avec perversion…
Avons-nous donc le droit de faire monter vers Dieu une colère ? (…) Est-ce la responsabilité de Dieu ? Je crois qu’il faut oser aujourd’hui nous poser cette question. 
Comment pouvons-nous tenir à la fois l’existence de cette violence et d’autre part tenir que Dieu est bon, miséricordieux, qu’Il nous aime ? 

Faire monter vers Dieu notre prière, face aux malheurs

D’abord la colère que nous pouvons faire monter vers Dieu, lorsqu’elle est légitime, est possible, de manière étonnante. Lisez les Psaumes. (…)
Notre foi peut tout présenter au Seigneur dans la prière, y compris ce qui nous révolte : là où nous sommes indignés, là où il y a, soit par la main de la nature, soit par la main des hommes, un certain nombre d’injustices.
Et face à cette injustice, oui, notre prière est autorisée à monter. Dieu entend la prière qui monte vers lui. Se mettre en colère vers Dieu n’est peut-être pas le plus juste, mais en tous cas faire monter vers le Seigneur une prière qui manifeste notre indignation, notre colère par rapport à des évènements de notre monde d’aujourd’hui fait partie aussi de notre foi.
Certes notre prière ne doit pas être fondée uniquement sur une somme de revendications ; ce n’est pas notre manière de faire – notre prière passe aussi par une action de grâce pour les bienfaits de Dieu – mais, de manière juste, elle peut présenter à Dieu tous les malheurs et les difficultés de notre temps.
Néanmoins le Seigneur Jésus y met aujourd’hui une condition. C’est vrai qu’il y a ces catastrophes, cette violence qui habite notre monde mais le Seigneur aujourd’hui nous interroge : est-ce que vous-mêmes êtes totalement tournés vers moi ? Est-ce que vous-même êtes partisans, collaborateurs de cette violence ? C’est une interrogation que le Seigneur nous pose. « Si vous ne vous convertissez pas, il vous arrivera la même chose ». Jésus nous demande d’abord cette conversion.

Nous ne pouvons comprendre cet Evangile qu’à travers la parabole du figuier. 

Nous convertir, en profondeur

Est-ce que notre vie cherche à se conformer à la volonté de Dieu ? Est-ce qu’à l’instar de ce figuier, nous portons du fruit ?
La première chose : si notre prière, mue par notre colère face aux évènements malheureux, peut monter vers Dieu, elle exige aussi de notre part une conversion en profondeur.
Ce temps de Carême nous y appelle : chercher au fond de nous-même ce qui ne répond pas à la volonté de Dieu, ce qui même est responsable, dans une certaine mesure, de la violence du monde.
Le Christ nous demande aujourd’hui de regarder avec humilité nos existences (St Paul dans la 2e lecture) pour être capable d’en extirper ce qui est à l’origine du péché.

La miséricorde de Dieu est toujours là

La deuxième chose, c’est l’assurance indéfectible, solide, que le Seigneur penche toujours son visage vers nous. Il n’est pas absent de nos réalités. Malgré la souffrance, les malheurs, les désarrois, nous devons garder cette confiance que la Miséricorde de Dieu est toujours là pour nous. « J’ai vu, dit le Seigneur à Moïse, le malheur de mon peuple ».
Il appartient à tous ceux qui veulent suivre le Christ de coopérer à ce que cette souffrance diminue.

Je ne suis pas idéaliste en disant cela, je ne suis pas exempt non plus de colère. Mais parfois, peut monter au fond de mon propre cœur : « Pourquoi Seigneur fais-tu cela ? Pourquoi permets-tu cela ? ».
Face à ce mystère, il nous appartient, lorsque monte légitimement cette remarque vis-à-vis de Dieu, de demander au Seigneur de nous convertir. Seigneur, viens d’abord convertir mon propre cœur, viens le convertir, que moi je ne sois jamais partisan, collaborateur du mal.
Si nous croyons en profondeur que Dieu créateur de toute chose l’a fait par amour et continue de nous maintenir dans cette création par Son amour, nous devons être capables de demander au Seigneur, d’abord, de nous transformer afin qu’ à notre tour nous soyons capable de transformer ce monde.

Pour ressusciter avec le Christ

La miséricorde de Dieu, cet amour qui est capable de nous relever de notre misère, de nous ressusciter, doit agir au fond de nous.
Le temps du Carême a un but : savoir ce dont nous avons besoin, ce qui au fond de notre existence a besoin d’être guéri, d’être relevé. Est-ce que nous voulons ressusciter au matin de Pâques ? Est-ce que nous voulons nous relever avec le Christ d’entre les morts ?
Pour cela, il nous faut accepter que meurt dans notre propre existence le péché. Mais qu’allons nous crucifier avec le Seigneur Jésus le jour du vendredi saint, afin que nous-mêmes ressuscitions, afin que nous soyons libérés ?

La prière, la pénitence, le jeûne, l’aumône : tout ce que le temps du Carême nous demande de faire a pour but de révéler au fond de nous-même ce qui doit véritablement disparaître, ce qui est de l’ordre de nos idoles, ce mal avec lequel nous collaborons trop souvent.
Acceptons cette lumière du Seigneur, assurés de cette miséricorde, assurés qu’il peut nous convertir, pleinement, totalement. Et n’ayons pas peur de nous présenter face à Lui.

Seigneur, malgré mes colères, et même si bien souvent je ne comprends pas ta volonté, ta providence, ni ce que tu permets, viens d’abord enlever de mon cœur mes idoles et mon péché, afin que moi aussi, avec le Seigneur Jésus, je puisse ressusciter ! Amen.

Démarche de Carême : le pardon

Le billet du père Jean-François Audrain, archiprêtre du pays de Pontivy

« Personnellement je me confesse, et j’essaie de suivre les conseils du pape Jean-Paul II qui disait, notamment pour les consacrés, qu’il faut se confesser régulièrement, fréquemment, au moins tous les mois. J’essaie de le faire tous les 15 jours – 3 semaines si je peux.

Comme pasteur, on essaie de proposer ce sacrement à nos paroissiens systématiquement deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, et évidemment à chaque temps fort de l’année liturgique ; avec en plus aux temps forts liturgiques des cérémonies pénitentielles communautaires, avec absolution individuelle.

Confession lors du pardon de Ste Anne d’Auray – 26 juillet 2017

Tel que la liturgie le propose, c’est beau qu’un moment donné on puisse en tant que communauté se reconnaître pécheur. Notre péché est à la fois individuel et communautaire. Une chose est de faire la démarche individuelle, parce que le péché est toujours personnel évidemment, c’est pour cela qu’il y a une absolution individuelle, mon péché ce n’est pas le péché de mon voisin, c’est moi qui doit faire la démarche pour moi.

Mais en même temps nous sommes solidaires, et dans le bien et dans le mal. Sainte Elisabeth Leseur disait : « une âme qui s’élève élève le monde, une âme qui s’abaisse abaisse le monde ». On est solidaire dans le bien comme dans le mal et il est bon de temps en temps, en tant que communauté, de reconnaître que nous avons péché, que nous avons faillit, que nous ne sommes pas à la hauteur de notre vocation à la sainteté, et donc de faire cette démarche humble de se reconnaître ensemble pécheur.

Pour moi c’est un très beau rendez-vous toujours. J’aime beaucoup le psaume 50 « Rends-moi la joie d’être sauvé »

Parce que c’est vraiment dans l’expérience du salut qu’on expérimente l’amour de Dieu et la joie d’être aimé par le Seigneur. La suite de cette phrase c’est « aux pécheurs j’enseignerai tes chemins, vers Toi reviendront les égarés. » C’est très beau parce que c’est dans la mesure où on expérimente personnellement le salut de dieu qu’on retrouve la joie de l’Evangile, pour reprendre l’expression du pape François. Et à partir de là on peut être témoin de cet amour du bon Dieu. Mais comment l’annoncer si on ne l’a pas expérimenté ? Toute l’Eglise est à la fois un Eglise réconciliée et une Eglise qui réconcilie. C’est le cœur de la vocation de l’Eglise de réconcilier le monde avec Dieu et les hommes entre eux, par les moyens du Salut.

On retrouve ça au début du texte de Vatican II, dans Lumen Gentium. Mais elle peut le faire car elle-même est une église de pécheurs réconciliés. Et donc l’expérience, que nous proposons dans l’Eglise, du sacrement du pardon, c’est vraiment de retrouver la beauté de notre visage d’enfant de Dieu, pour que nous puissions, comme il est dit dans le chapitre 1 de Lumen Gentium, refléter en tant qu’Eglise la beauté du visage du Christ qui est le Lumen Gentium, la lumière du monde.

Si l’Eglise ne lave pas son vêtement dans le sang de l’Agneau – ça c’est très beau, j’aime beaucoup ce texte que nous lisons à chaque fête de Toussaint –  dans cette vision de l’apocalypse, on pose la question : mais qui sont tous ces vieillards ? Tous ces gens qu’on voit au Ciel vêtus de blanc ? La réponse est : ce sont tous ceux qui ont lavé leur vêtement dans le sang de l’Agneau. On n’est pas saints, on est rendus saints, mais dans le sang de l’Agneau,  dans cette œuvre du salut, dans cette grande absolution sur le monde qu’est la croix du Christ. On peut voir ce mouvement de la Croix horizontal et vertical, comme une grande absolution qui a été versée sur le monde, et de là vient que nous ne sommes et ne seront jamais que des saints pardonnés.

C’est bouleversant, et je ne comprends pas que les chrétiens se soient éloignés du sacrement de la réconciliation. Comme pasteur ça m’attriste. Je voudrais tellement que les gens connaissent ou réexpérimentent ce don du sacrement de pénitence, qui est la première chose que Jésus ressuscité confie à ses apôtres au soir de Pâques. Il souffla sur eux, « recevez l’Esprit-Saint, ceux à qui vous remettrez les péchés ils seront remis, ceux à qui vous les retiendrez ils seront retenus. » Première mission qu’Il leur confie comme ressuscité, c’est très fort, la mission de pardonner les péchés, d’aller par le monde pour ça.

Et un prêtre qui ne confesse pas [par manque de demandes- ndlr] est un prêtre qui ne s’accomplit pas. Parmi les déficiences des prêtres je crois aussi qu’il y a des déficiences des laïcs. Un prêtre qui ne peut pas exercer son ministère, qui ne peut pas servir à ce pour quoi il est fait :  donner l’Eucharistie, donner le pardon du Seigneur, c’est un prêtre qui végète, il ne faut pas s’étonner qu’il se vide de l’intérieur. 

Il y a beaucoup de choses que les laïcs peuvent faire. Mais l’Eucharistie, le sacrement du pardon du Seigneur, c’est le sommet de l’amour du Seigneur qui se verse sur les personnes, et c’est ça qui rend le peuple de Dieu saint et heureux, qui goûte la joie du Salut. Et nous ça devient notre joie. Un prêtre heureux c’est un prêtre qui peut vivre cela.

L’absolution collective est une possibilité mais encadrée par des règles très précises, elle ne se justifie pas dans le cadre d’une Eglise où il y a des prêtres pour confesser toute l’année. Il faut l’autorisation de l’évêque, cela reste exceptionnel, on ne peut faire d’une exception la règle.

Le sacrement de la réconciliation, c’est le sacrement de la nouvelle évangélisation. On n’est pas dans une première évangélisation, en France, on a déjà été évangélisé. Beaucoup sont encore baptisés. Il faut retrouver le chemin de la grâce baptismale. On ne prêche pas le baptême, on prêche le renouveau du baptême, c’est la confession. C’est la grâce du sacrement de pénitence et de réconciliation, qui nous fait retrouver la vitalité baptismale, la grâce de notre baptême.

Venir se confesser c’est accepter de s’en remettre à Dieu, à la grâce de Dieu. On ne se sanctifie pas, on est sanctifié.  Donc il y a une démarche d’humilité, qui nous grandit.

Je pense que ce qui fait que les gens ne s’approchent plus de ce sacrement, c’est qu’on n’a plus tellement l’idée du Salut. Ça veut dire quoi être sauvé ? A force de chanter « On ira tous au paradis », on a perdu le sens du drame qui se joue dans l’humanité, et qui justifie la croix du Christ. Pourquoi a-t-Il donné sa vie ? c’est qu’il y a un drame : il s’agit de sauver l’homme ! Le salut est pour tous mais à condition de l’accueillir, d’acquiescer à ce salut, de venir le recevoir, se mettre sous la croix. Et donc si on ne croit plus au Salut, on a une spiritualité de dilettante. Chez beaucoup, il n’y a plus de vitalité spirituelle forte.

Donc s’il n’y a pas un amour fort pour le Seigneur, on ne voit pas très bien en quoi on pêche, en quoi on choque le Seigneur, parce que la conscience du péché est très liée à l’amour. Quand j’aime quelqu’un, avec le moindre petit geste de la vie quotidienne, je sais si je vais blesser l’autre. Ou bien moi-même, je vais être blessé par de petites attitudes de l’autre que j’aime. Alors que quelqu’un qui serait dans la même pièce, qui verrait la même scène mais pour qui on est indifférent, lui il n’a rien vu. Il ne voit pas où est le problème. L’amour nous rend sensibles aux petits actes, aux petites paroles, aux petites attentions, aux délicatesses. Et donc moins on se confesse, moins on devient sensible aux petites indélicatesses de l’amour envers le Seigneur.

Or la vie religieuse, n’importe quelle religion mais surtout dans le judéo-christianisme, c’est « aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force ». Cet amour-là, comme dans un jeu de miroirs, dévoile notre inconstance, y compris les péchés véniels, qui ne sont pas des péchés mignons – le péché n’est jamais mignon. C’est plein de petites scories qui blessent l’amour et pour lesquels on devrait demander pardon. Si on n’aime plus, on ne les voit même plus. Donc on n’a pas de raison d’aller se confesser. C’est triste, il n’y a pas d’amour pour Dieu. Il faut prendre les moyens de réveiller l’amour. Notre bonheur est là. »

Visite pastorale : au service de l’évangélisation

La messe célébrée à Ruffiac, pour l’ensemble du Pays de Guer, Malestroit et Carentoir, a conclu la visite pastorale de Monseigneur Centène, qui avait démarré le mercredi des Cendres. Le récit de la Transfiguration, lu ce deuxième dimanche de Carême, offre un bel épilogue à dix jours de prière, de rencontres et de travail fraternels, en même temps qu’il ouvre les horizons pastoraux ! Car l’effet de la visite est avant tout spirituel …

Prêtres, diacres et laïcs engagés ont « travaillé ensemble, pour essayer de faire en sorte que nos communautés, par des structures renouvelées et adaptées, soient de plus en plus au service de l’évangélisation, de l’annonce de la bonne nouvelle du Christ, mort et ressuscité pour le salut des hommes » a introduit Monseigneur Centène, dans son mot d’accueil. 

Grandir et annoncer

Avec son équipe épiscopale, l’évêque est allé à la rencontre de diverses réalités humaines et ecclésiales, dans les trois doyennés composant le territoire : GAP, religieux et religieuses, mouvements caritatifs, aumôniers, directeurs de l’enseignement catholique mais aussi les familles de réfugiés accueillies (à Malestroit, Guer et La Gacilly) ou encore les élus locaux. 

Rencontre des religieux et religieuses du secteur,
chez les sœurs augustines de Malestroit. 

Dîner avec les familles réfugiées accueillies et les associations qui les accompagnent
à Malestroit, Guer et La Gacilly. 

Les axes définis en amont de la visite ont été travaillés dans le sens de la mission et avec pour toile de fond la restructuration territoriale : partout, il s’agit de grandir dans la foi et de prendre les « moyens concrets » d’annoncer explicitement le Christ. « Au terme de cette visite pastorale et à la lumière de ce récit de la transfiguration qui vient la conclure, prenons la résolution de faire grandir en nous cette foi, de lui donner corps, de l’incarner dans toute notre vie et prenons les moyens concrets de l’annoncer explicitement à nos frères pour leur bonheur et pour le nôtre ». (Lire l’homélie de l’Evêque).

Au fil des chantiers

Pastorale du tourisme et diaconie
Pastorale des Jeunes
Pastorale du Catéchuménat

Communion, fraternité et mission 

Au rythme de la liturgie des Heures et de la messe quotidienne, la prière est venue cimenter les équipes. Le Père Le Bigot, vicaire général territorial, insiste sur ces dimensions fraternelle et spirituelle : « La visite pastorale est un moment privilégié de communion, de fraternité ; on prie avec les équipes, on rencontre les fidèles… On apprend à mieux se connaître, à s’écouter ». 

Dans cet esprit, la visite agit comme moteur, pour un nouvel élan missionnaire. « C’est un moment où il faut aussi soutenir les prêtres les laïcs engagés dans la mission. Par exemple, à Porcaro où nous avons rencontré les acteurs de la Madone des motards : ils étaient contents de voir que le diocèse soutenait cette si belle œuvre. C’est une manière de revigorer, de révéler aussi ce qu’il y a de beau, d’éveiller, peut-être parfois de re-susciter des choses ; c’est très spirituel en fait ! ». 
Remotivés dans leur activité pastorale, prêtres et laïcs poursuivent le travail.

 A lire prochainement : conclusion avec le Père Yves Carteau, curé-doyen et archiprêtre. 

Pour la protection des mineurs

Le sommet sur « la protection des mineurs dans l’Eglise » a rassemblé au Vatican les présidents des conférences épiscopales, responsables de congrégations religieuses, etc. du 21 au 24 février. « Le saint Peuple de Dieu nous regarde et attend de nous, non pas de simples et faciles condamnations, mais des mesures concrètes et efficaces à préconiser » avait introduit le Pape François. 

Dans son discours de clôture (voir ci-dessous), le Saint Père a exprimé sa gratitude envers les prêtres et les consacrés, fidèles à leur célibat et qui « se dépensent dans un ministère rendu aujourd’hui encore plus difficile par les scandales provoqués par un petit nombre (mais toujours trop nombreux) de leurs confrères ». Il a également remercié les fidèles, « qui connaissent bien leurs bons pasteurs et continuent de prier pour eux et de les soutenir ».

Purification, vérité et justice 

Pour « faire disparaître de la face de la terre » le fléau des abus sur mineurs, la stratégie mise en place par l’Eglise se poursuit et reste focalisée sur : le primat de la défense et de la protection des enfants, un « sérieux irréprochable » dans le fait de « livrer à la justice quiconque aura commis de tels délits » conformément aux procédures canoniques radicales établies par l’Eglise (compilation des documents relatifs à l’action de l’Eglise pour la protection des mineurs ici), la persévérance sur la route de la purification, le discernement de la vocation et la formation des candidats au sacerdoce, la prévention, l’accompagnement et le soutien des victimes, la lutte contre la pornographie « digitale » et le tourisme sexuel. 

« On cherchera à transformer les erreurs commises en opportunité pour éliminer ce fléau non seulement du corps de l’Eglise mais aussi de la société ». Discours à la Curie romaine, 21 décembre 2018.

Désir d’enfant, embryon… : des fiches pour se former !

Au sein du service diocésain de pastorale de la santé, les membres du groupe bioéthique ont élaboré des fiches pour poser les enjeux et nourrir notre réflexion sur un certain nombre de questions soulevées dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique : que dit la loi ? Que dit l’Eglise ? Quelles sont les limites des évolutions techniques et biomédicales ? Où placer les curseurs ?

Accueillir ou choisir son enfant :
Chaque parent souhaite légitimement que son enfant naisse en bonne santé, mais que faire lorsque le risque du handicap ou de la maladie est annoncé ?
– Les limites et les enjeux éthiques du diagnostic prénatal (DPN) et du diagnostic pré-implantatoire (DPI). A partir de quand parler de dérive eugéniste ? 

Le désir d’enfant :
Le désir d’enfant habite le coeur de beaucoup d’entre nous. Mais parfois, « l’enfant ne vient pas » !
– Les questions soulevées par l’assistance médicale à la procréation (AMP) et la gestation pour autrui (GPA). 

L’embryon :
 A l’heure actuelle, l’embryon n’a pas de statut au sens juridique du terme. Or, il a en lui, de manière active, les principes de son devenir…
– Sur la valeur et la dignité de l’être humain à l’aube de son existence.. Dépend-elle de l’existence d’un projet parental ?

Pour tout renseignement : pastosante56@gmail.com

Pèlerinages à Lourdes jeunes & adultes

La Pastorale des jeunes du diocèse organise un pèlerinage pour les collégiens et lycéens, du 8 au 13 avril, avec Mgr Centène. Mais pourquoi aller à Lourdes ?

Réponses avec le délégué diocésain à la pastorale et à l’évangélisation des jeunes

« … Ça peut être pour une raison historique et théologique. C’est à Lourdes, et nulle part ailleurs, que la Vierge est apparue 18 fois à Bernadette Soubirous – qui avait 14 ans à peine – entre le 11 février et le 16 juillet 1858, apparitions que l’Église authentifiera dès 1862. Le message qu’elle lui a transmis peut se résumer ainsi : « Dieu est Amour et Il nous aime tels que nous sommes ». Ces apparitions ont fait de Lourdes le plus grand centre de pèlerinage catholique de France et le troisième du monde.

Une deuxième raison ? Nous fêtons les 175 ans de la naissance de Bernadette Soubirous et les 140 ans de sa mort. Le Sanctuaire de Lourdes vient donc de lancer « l’année Bernadette » afin d’honorer celle qui fut canonisée en 1933 ; des temps forts sont prévus à cette occasion. Par ailleurs, nous serons conduits à réfléchir ensemble sur le thème retenu cette année par le Sanctuaire : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous » (Lc 6, 20).

Une troisième raison, la plus intime, d’aller à Lourdes : l’invitation à un approfondissement de la foi des jeunes, une foi vécue personnellement et partagée collectivement, parce que Bernadette avait leur âge quand elle a vu la « belle dame ». Si nous venons, c’est donc parce que la Vierge Marie a demandé que l’on construise une chapelle à Lourdes et qu’on y vienne en procession, parce qu’il se passe à Lourdes une conversion du cœur qui rend heureux. Nous venons parce que nous cherchons, pour demander ou rendre grâce, pour répondre à nos doutes et à nos peurs, pour confirmer ou raffermir notre foi. Les jeunes sont bouleversés à Lourdes, ils repartent soulagés, allégés d’un fardeau. Ils sont allés à la grotte, ils ont prié dans le recueillement, le silence, ils ont fait l’expérience des piscines, ils ont  participé aux grandes liturgies. Ils ont entendu des conférences, des témoignages, ils ont fait des rencontres inattendues. Cette force de la rencontre, grâce à la médiation de la Vierge Marie, est celle de la foi dans l’amour du Seigneur.

Prêtres, diacres, bénévoles, parents, grands-parents, enseignants, catéchistes, soyez nos relais auprès des jeunes pour les inviter à participer au pèlerinage ! »

Article tiré du CeM n°1485 du 19 janvier 2019

Renseignements et inscriptions : pastojeunes56@diocese-vannes.fr

Pour les adultes : Pèlerinage diocésain du 20 au 26 mai

↪ Un pèlerinage pour vivre des temps de prière, d’enseignements ou de catéchèse, des temps de rencontre, des temps personnels pour prier, faire le point, se poser, réfléchir.

↪ Selon son état de santé, ses aspirations et ses possibilités, possibilité de participer comme pèlerin en hôtel, pour les personnes valides et autonomes ou pèlerin en accueil pour les personnes dépendantes, handicapées, malades ou ayant besoin d’aide au quotidien.

↪ Accompagnateur : Mgr Centène.

⇲⇲ Service diocésain des pèlerinages
Évêché- 14 rue de l’Évêché – 56001 Vannes cedex
02 97 6830 50 – pelerinages@diocese-vannes.fr

Egypte : quelle place pour les chrétiens coptes aujourd’hui ?

Jean-Michel Coulot, chargé de mission pour l’Oeuvre d’Orient, présentera les communautés chrétiennes en Égypte et leurs projets, ce qu’elles vivent aujourd’hui dans ce pays où les coptes sont présents depuis 2000 ans. 

Lorient le 29 janvier à 20h30 Espace Saint Louis
Vannes le 30 janvier à 20h30 Espace Montcalm

Entrée libre

Jean-Michel Coulot est chargé de mission pour le Liban et l’Egypte au sein de l’Oeuvre d’Orient. Retraité de la finance, il a été secrétaire général adjoint chargé des questions économiques, sociales et juridiques à la Conférence des Evêques de France pendant 5 ans. Basé à Versailles, Jean-Michel Coulot a été appelé à intégrer l’Oeuvre d’Orient par Mgr Pascal Gollnisch, Directeur Général de l’Oeuvre d’Orient, il y a trois ans.

En savoir plus sur l’Oeuvre d’Orient

« L’implantation de l’Oeuvre d’Orient est très ancienne en Egypte, elle a plus de 160 ans. »  « Actuellement nous nous rendons deux fois par an dans notre pays de mission. » Jean-Michel Coulot est en charge des projets de l’Oeuvre d’Orient en Egypte avec Jean-François Leprince-Ringuet, et au Liban avec Benoît Caratgé. « L’aide principale que nous apportons est financière pour soutenir des écoles catholiques, des dispensaires, des hôpitaux, et des communautés chrétiennes. Nous rencontrons les responsables de ces communautés. Notre habitude n’est pas de verser de très grosses sommes d’un seul coup, mais plutôt des sommes modestes sur de nombreuses années. » 

Dans un contexte social, économique et politique difficile où les chrétiens coptes sont en minorité (90% de la population est musulmane), discriminés et parfois persécutés malgré la protection officielle du président Al-Sissi, l’église copte est bien vivante. L’Oeuvre d’Orient souhaite apporter de l’espérance et de la solidarité, être un lien entre l’église d’Occident et l’église d’Orient. Elle apporte le témoignage de charité des chrétiens français auprès de leurs frères d’Egypte. Outre son aide financière, elle est l’une voix des chrétiens d’Orient dans le monde. Elle mène des actions pour défendre les droits de l’homme,  ou encore protéger le patrimoine des chrétiens orientaux.

Jean-Michel Coulot présentera dans sa conférence le contexte historique millénaire du pays et de l’église, la situation actuelle des chrétiens et le régime du pays, évoquera les difficultés pour l’avenir, et l’attitude profondément spirituelle des coptes d’Egypte, face notamment à la réalité de l’Islam.