
Rassemblées devant la maison d’Yvon Nicolazic, un an « jour pour jour » après le retour de la troménie sainte Anne au sanctuaire le 25 juillet 2025, 150 personnes ont pris derrière Monseigneur Centène leur engagement solennel au sein de la Confrérie de sainte Anne. Ouvrant ainsi une nouvelle page dans l’histoire d’une institution initiée il y a quatre siècles, ces nouveaux membres s’inscrivent dans une tradition bien vivante.

Rémi Seigle qui après avoir piloté la troménie coordonne désormais la Confrérie de sainte Anne, introduit la cérémonie en évoquant cette expérience hors normes vécue par les pèlerins derrière la statue de sainte Anne, portée en calèche à travers les paroisses du diocèse, du 7 mars au 25 juillet 2025. « Cette troménie ne faisait que reprendre l’antique tradition des missions paroissiales qui allaient de paroisse en paroisse, pour évangéliser et prêcher. Et aujourd’hui, c’est une autre tradition qui renaît avec la confrérie de sainte Anne, se réjouit-il. Près de trois décennies se sont écoulées depuis l’inscription du dernier membre, dans les années 1990.
Du sang neuf et du vent dans les voiles !
D’âges et d’états de vie divers, tous mûs par un profond attachement à Madame sainte Anne, les 150 aspirants ont manifesté leur volonté devant l’Évêque. « A la suite d’Yvon Nicolazic et de tous ceux qui ont suivi le flambeau de sainte Anne, voulez-vous, comme pèlerins de sainte Anne, entrer dans la confrérie et essayer chaque jour de vivre le message que la mère de la mère de Dieu a donné en ce lieu ? interroge l’Évêque. « Je le veux » acquiesce l’assemblée. « Pour cela, voulez-vous, comme pèlerins de sainte Anne, être fidèles à cet appel et cultiver une vie de prière, de fraternité et de service dans l’esprit de la charte de la confrérie de sainte Anne ? interroge encore Monseigneur Centène. De nouveau, tous consentent.

A l’appel de son nom, chacun est venu ensuite apposer sa signature sur le registre officiel. Puis Monseigneur Centène leur a remis une médaille en signe de leur appartenance à la confrérie.
Leurs noms viennent étoffer la liste des 78 684 membres qui les ont précédés. « C’est exceptionnel de se rendre compte que plus de 78 000 personnes se sont inscrites avant nous ! s’émerveille Gwénaël, ancien président de l’Association des Spectacles Yvon Nicolazic et actuellement en charge du développement et de la diffusion de ces spectacles son et lumière. On a le sentiment de faire redémarrer et de continuer une histoire. De la même façon que le jubilé sainte Anne 1625-2025 n’était pas une fin en soi mais bien un renouveau, un redémarrage, la confrérie est relancée dans cette idée ». Dans la continuité de sa démarche culturelle d’évangélisation à travers le spectacle, Gwenaël a souhaité rejoindre la confrérie dans une perspective plus profonde. « Ce qui me pousse aujourd’hui à entrer dans la confrérie, c’est l’envie de m’investir plus personnellement et spirituellement aussi pour Madame sainte Anne. »





Concrètement, les membres s’engagent à respecter l’esprit de la charte de la confrérie de sainte Anne. « Cet engagement nous oblige personnellement en nous incitant à plus de dévotion et de pratique des sacrements, développe Rémi Seigle. Il nous oblige vis-à-vis de notre prochain en nous incitant à réaliser des œuvres de miséricorde corporelle ou spirituelle. Et enfin, il nous oblige vis-à-vis de l’Eglise et de notre devoir d’état, en nous engageant là où nous sommes. »
Le premier à signer le registre est Monseigneur Centène, suivi du comte de Sèze, représentant pour l’occasion Louis de Bourbon, duc d’Anjou, descendant du roi Louis XIII et de la reine Anne d’Autriche. A travers une lettre lue par le comte, le duc d’Anjou a souhaité assurer la confrérie, le sanctuaire et le diocèse de son soutien et de ses prières. « Ce jour marque le nouveau départ de cette confrérie dont vous avez bien voulu me faire l’honneur d’être membre. Certains pourraient y voir la survivance d’une tradition surannée ; j’y vois la preuve de la vitalité spirituelle de ce sanctuaire breton, j’y vois la foi active de tout un peuple qui croit encore au Ciel (…) Cette confrérie, j’en suis certain, participera, grâce à l’investissement et au rayonnement de ses membres, à la renommée de ce sanctuaire et à la diffusion de la dévotion à sainte Anne.»




Arrivés en procession à la Scala Sancta, les pèlerins ont franchi la porte du sanctuaire. Puis, dans la basilique, Monseigneur Centène a béni une nouvelle plaque commémorative, installée face à la relique de sainte Anne qui fut offerte au sanctuaire alors naissant de Sainte-Anne d’Auray par la reine Anne d’Autriche. En reconnaissance de la naissance de son fils, le futur Louis XIV, cette dernière a soutenu la création de la confrérie royale de sainte Anne par Mgr Rosmadec, évêque de Vannes, en 1641. Rappelons qu’une parcelle de cette relique a été déposée dans la nouvelle pierre d’autel de la basilique, consacrée par Monseigneur Centène le 7 mars 2025.



Cet ex-voto fait mémoire de la prière formulée par le duc d’Anjou, lors de son pèlerinage à Sainte-Anne d’Auray : « Mgr le Prince Louis, duc d’Anjou, Chef de la Maison de Bourbon, est venu en pèlerinage dans ce sanctuaire à l’occasion du jubilé célébrant le quatrième centenaire des apparitions de sainte Anne, le dimanche 1er juin 2025. Il a alors consacré à sainte Anne sa personne, sa famille et tous ceux dont il a la charge ».
La confrérie de sainte Anne est ouverte à tous les fidèles, hommes et femmes. Les personnes souhaitant rejoindre la Confrérie de sainte Anne pourront officialiser leur engagement en deux occasions : soit le samedi le plus proche de la date-anniversaire de la découverte de la statue (7 mars), soit le 25 juillet lors du Grand Pardon.
Demandes de renseignements ou adhésions :
secretariat@sainteanne-sanctuaire.com / 02 97 57 58 50


