Le Grand Pardon de Notre-Dame du Roncier débutera lundi 7 septembre, anniversaire de la Dédicace de la Basilique et se poursuivra le lendemain, mardi 8 septembre, par la fête de la Nativité de la Vierge Marie. Les solennités 2026 seront présidées par Monseigneur Mounir Khairallah, évêque maronite de Batroun, au Liban.
Marqué par l’assassinat de ses parents à l’âge de 5 ans, Mgr Khairallah s’est fait apôtre de la réconciliation et de l’espérance auprès du peuple libanais et, plus largement, dans un Moyen-Orient ravagé par les violences et les persécutions. Il livrera son témoignage au cours de la grande veillée mariale « sous le signe du pardon » (à 20h30, lundi 7 septembre).
Programme des célébrations
Lundi 7 septembre
11h : Messe solennelle
20h : Procession depuis la fontaine
20h30 : Veillée-Témoignage de Mgr Khairallah
Mardi 8 septembre
8h30 : Laudes
10h30 : Procession depuis la basilique jusqu’à la place Saint-Martin
11h : Messe pontificale
15h : Chapelet
15h : Vêpres puis procession de retour à la basilique
Mgr Mounir Khairallah

Né le 2 janvier 1953, au Liban, il est recueilli très jeune par sa tante religieuse, après que ses parents aient été assassinés par un ouvrier agricole syrien. Marqué par cette tragédie personnelle d’avoir perdu ses parents à l’âge de cinq ans durant les soubresauts du Liban, il porte un message constant de réconciliation, de refus de la vengeance et d’espérance face aux crises traversées par son pays.
Après ses études de philosophie et la théologie à l’Université pontificale urbanienne de Rome, il est ordonné prêtre le 13 septembre 1977 pour l’éparchie maronite catholique de Batroun. Il poursuit son cursus d’études à Paris où il obtient une maîtrise en théologie pastorale et catéchèse, un doctorat en théologie pratique à l’Institut catholique de Paris et une thèse de sciences des religions à la Sorbonne.
De retour au Liban, il est successivement nommé secrétaire du synode patriarcal maronite (1985-1987), professeur au séminaire de Ghazir (1985-1989), secrétaire général des quatre sessions du synode de l’Église maronite (2003-2006), et professeur à l’université du Saint-Esprit de Kaslik (1985-2000) et au séminaire Karm Saddo (1996-2007).
Polyglotte, il défend activement la présence historique des chrétiens au Moyen-Orient. Malgré la guerre « sauvage » qui n’en finit pas de frapper son peuple depuis 50 ans, Mgr Khairallah se dit certain que la paix est possible si son peuple pouvait s’unir pour dire « assez ! ».
« Ce qui se passe au Liban en ce moment, c’est que malheureusement le monde se tait et donne, comme on dit, son « feu vert » à cette violence parce qu’il y a trop d’intérêts politiques et économiques en jeu », a-t-il récemment dénoncé.
Il rappelle fréquemment que la présence des chrétiens en terre d’Orient est un enjeu de civilisation :
« Nous sommes là et nous y resterons quoi qu’il arrive, attachés à notre mission, levain dans la pâte de ce Moyen-Orient en recherche permanente de paix juste et durable. C’est là notre avenir ! Les jours difficiles, les persécutions font partie de notre témoignage de chrétiens. Nous, chrétiens, avons à porter la Croix pour le salut de ce Moyen-Orient, qui est victime de tant de guerres, de haines et de persécutions. »
