Ordinations diaconales dimanche 13 septembre 2026

Dimanche 13 septembre 2026, par l’imposition des mains et la prière consécratoire, Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes, ordonnera Pierre SIMON, Wisdom Kwami Edem de SOUZA, Frère Laurent, Frère Etienne diacres en vue du sacerdoce et Thierry BANSE, diacre permanent, pour l’annonce de l’Évangile et le service du Peuple de Dieu.

L’ordination sera célébrée à 15h30
en la Basilique de Sainte-Anne-d’Auray.

Découvrez ci-dessous une brève présentation des cinq ordinands.

Pierre SIMON

 Né en Lorraine, dans la ville de Nancy, où j’ai reçu le sacrement du baptême le 4 septembre 1993, je suis le dernier d’une famille de quatre enfants : François, Claire, Vincent et moi-même. J’ai eu la chance de grandir dans un foyer uni et profondément chrétien, où j’ai reçu très tôt la grâce de la foi. Mes parents m’ont donné l’exemple d’une foi vécue dans chacune des choses de la vie. Le fait d’avoir trois oncles prêtres a également été une aide puissante dans mon discernement, car j’ai eu l’exemple de personnes proches qui avaient fait le choix de donner leur vie au Christ.

Le service de l’autel, commencé jeune, a été une précieuse école de l’amour du Christ dans le service de son autel. C’est de là qu’a commencé mon chemin de réflexion, qui a véritablement débuté le vendredi 12 septembre, lors de la venue du pape Benoît XVI à Paris. Au cours d’une soirée de prière, j’ai ressenti au plus profond de mon cœur que Dieu m’aimait personnellement et sans aucune contrepartie. C’est là que j’ai compris que ma vie ne pouvait avoir d’autre sens que de faire partager cet amour et de faire comprendre aux autres qu’ils étaient aimés infiniment.

La prise de conscience de mon appel au sacerdoce a pris du temps et m’a donné le vertige. J’ai cherché à éviter cet appel, mais Dieu m’a fait comprendre que le don de soi ne pouvait être que total et que je ne devais pas craindre de lui donner ma vie.

Le chemin vers le séminaire n’a pas été des plus simples et j’ai longtemps cherché ma route, mais c’est dans le diocèse de Vannes que Dieu m’a finalement appelé au service de son peuple et de son Église. Monseigneur Centène m’a envoyé terminer mes études de théologie au séminaire de Rennes, tout en étant en insertion dans la paroisse de Pontivy. C’est dans ces lieux que j’ai approfondi mon désir de servir le peuple de Dieu. C’est du fond du cœur que je peux dire avec le psaume : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin. »


Wisdom Kwami Edem de SOUZA

Je suis né le 18 août 1990 à Lomé au Togo. J’ai été baptisé et confirmé à la cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus à Lomé. Lors de mes études primaires en école catholique, l’amour du Christ et de son Eglise ont grandi en moi. Après mon certificat d’études primaires, j’ai choisi d’entrer au petit séminaire pour huit années de formation, de préparation et de discernement vocationnel. J’ai poursuivi par une année de propédeutique, puis par trois années de philosophie au grand séminaire. Au cours de mon discernement, dans mon désir de suivre le Christ, de le faire connaître et de contribuer au rayonnement de son amour, j’ai été envoyé par mon évêque en stage canonique inter-cycle à la paroisse Sainte-Rita de Wuiti. Cette expérience pastorale fructueuse m’a conduit au grand séminaire interdiocésain pour un an de formation en théologie. J’ai ensuite obtenu une licence en philosophie, puis effectué deux années de Master à l’Institut Supérieur Don Bosco à Lomé.

Après un long temps de discernement, j’ai exprimé à Monseigneur Barrigah le désir de poursuivre mon chemin vocationnel hors du Togo. Avec son accord et son soutien, le diocèse de Vannes m’a accueilli en son sein. Ma première année a principalement été consacrée à mon intégration, la découverte du diocèse et l’apprentissage de la vie quotidienne. Puis j’ai poursuivi ma formation théologique au séminaire de Rennes, tout en vivant une expérience d’insertion pastorale à Auray. Ces années, riches en grâces et en expériences, m’ont permis de mieux découvrir la mission du prêtre diocésain et de comprendre toujours mieux ce que signifie le don de soi à Dieu et à son Église.

Par cette ordination diaconale en vue du sacerdoce, je me réjouis de devenir un instrument entre les mains du Christ, afin qu’à travers mon ministère, il puisse manifester sa charité auprès de son peuple. Je désire accueillir pleinement cette vocation dans une attitude de service, à l’exemple du Christ : « car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mc 10, 45)

Je ne peux que rendre grâce et témoigner de la bonté et de l’amour du Christ à mon égard tout au long de mon cheminement. Je vous invite à prier pour moi, afin que je demeure fidèle à l’appel reçu de servir le Christ et son Église avec humilité, disponibilité et amour.


Frère Laurent

 Moine à l’abbaye Notre Dame de Timadeuc depuis 40 ans, c’est le jour du 40e anniversaire de mon entrée en communauté comme postulant que le père abbé me demandait si j’acceptais de me préparer au diaconat puis au presbytérat. Lors de la présentation du rapport de maison pour le chapitre général en 2025 la communauté demandait que des frères soient ordonnés pour le service de l’abbaye. Cela répondait à un désir profond que j’accueille avec joie et aussi tremblement : être diacre comme mon saint patron, diacre et martyr.

Je suis né à Vannes et j’ai été baptisé le 29 septembre 1957 à la cathédrale. Je suis l’aîné de trois frères. Mon enfance a été marquée par la présence dans ma famille de trois grands oncles : un prêtre diocésain et deux spiritains. J’ai aussi un cousin prêtre à Paris et une cousine religieuse. D’autres religieux, religieuses et prêtres m’ont donné le goût de Dieu me laissant voir en eux des hommes et des femmes rayonnant une foi simple. La paroisse Saint Pie X, l’école Nicolazic, le collège Saint Joseph, l’aumônerie de l’enseignement public furent pour moi des lieux de formation humaine et spirituelle.

Pendant 5 ans, de la seconde au BTS, j’ai étudié au lycée technique de bâtiment à Saint Brieuc. Après le service militaire, pendant 7 ans, j’ai travaillé en secondant mon père dans l’entreprise de bâtiment qu’il avait créée. Il espérait que je reprendrais la suite. En janvier 1986 je prenais un autre chemin en entrant à l’abbaye Notre Dame de Timadeuc, quittant Vannes, le golfe et le bateau.

Aujourd’hui, en relisant ma vie, je ne peux que rendre grâce à Dieu de sa fidélité. Je remercie ma communauté pour ce nouvel appel à la servir par le diaconat. Dans mon cœur, je chante le verset 116 du Psaume 118 que Saint Benoit demande de chanter lors de la profession monastique. : « Accueille-moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai, ne déçois pas mon attente. »


Frère Etienne

 Je suis né à Meaux (77) le 08 avril 1963 où j’ai été baptisé le 15 août de la même année. Je suis le troisième d’une fratrie de quatre enfants. Mon père étant militaire, la stabilité, si chère aux moines, n’a pas vraiment été le lot familial : 2 ans à Meaux ; 9 ans à Nîmes, où j’ai fait ma 1ère communion et reçu la Confirmation, puis 7 ans en Charente-Maritime, à Rochefort-sur-Mer.

Alors que le milieu familial était plutôt non pratiquant, voire agnostique, la grâce de Dieu a cependant réussi à faire son chemin en moi. Aller à la messe ne m’a jamais coûté. J’y expérimentais ce que dit le psalmiste : « Qu’il est bon, qu’il est doux de vivre ensemble et d’être unis ! » (PS 132,1)

Je dirais que ma 1ère vocation fut de « conduire les trains ». La Providence a permis que je puisse la réaliser, avant de bifurquer à 26 ans sur une voie inconnue du réseau SNCF, la « voie monastique cistercienne ». J’ai été très heureux de mes 10 années à la SNCF où régnait un « esprit de corps ». Être agent de conduite était cependant un travail plutôt solitaire. Ma vie avait déjà quelque chose de monastique : à la fois vie de solitude et vie commune.

Mon cœur s’est préparé à des « OUI » successifs qui m’ont conduit à la profession solennelle à l’abbaye Notre-Dame de Timadeuc le 24 juin 1995.

Suite à l’appel de père Benoît (père Abbé) à devenir diacre en vue du sacerdoce pour le service de la communauté, ma réaction première devant Dieu fut à l’image de celle de Moïse : « Excuse-moi, je ne suis pas doué pour la parole… car ma bouche et ma langue sont pesantes ». Mais le Seigneur m’a fait comprendre que sa grâce me suffisait et que sa puissance se déploierait dans ma faiblesse accueillie et offerte (cf. 2Co 12, 9).

Je veux adresser ici un immense merci à toutes les personnes ici présentes, mais aussi à celles qui ont déjà rejoint le Père, et qui ont été des tuteurs, des lumières et des soutiens sur mon chemin de vie à la suite du Christ.

Que le Seigneur soit béni pour sa fidélité, sa miséricorde et sa bienveillance à notre égard !


Thierry BANSE

Je suis Thierry Banse, né le 03 mars 1974 dans l’Eure où j’ai grandi dans une famille catholique. Après avoir terminé mes études universitaires en économie de la santé, je travaille 15 années dans l’Assurance Maladie à Evreux. C’est pendant cette période qu’un séjour à Lourdes me redonne la foi, avant de rencontrer Myriam. Nous nous marions en 2015 et décidons de nous installer dans le Morbihan, pour la proximité avec la famille de Myriam.

Nous trouvons alors une maison à Trédion correspondant à notre projet : faire de l’accueil touristique et social, dans un cadre nous permettant aussi de tirer de la terre une subsistance et une source d’émerveillement, tout en gardant tous deux une activité extérieure à temps partiel (Myriam comme ergothérapeute, et moi-même comme conducteur en transport scolaire handicap).

Nous avons eu la joie, dans tout notre parcours de vie associative ou professionnelle, d’être édifiés et accompagnés par nos chers amis porteurs de handicap (comme maintenant dans Foi et Lumière), porteurs de maladie ou vieillissants, par lesquels notre foi a pris corps et cœur, tandis que notre attachement à l’Eglise s’affermissait. Mon parcours de foi et d’Eglise a donc été structuré par les tout petits ; je prie le Seigneur qu’il me laisse encore me réchauffer à leurs côtés.

Au sein de la communauté paroissiale d’Elven, j’ai la joie de participer notamment à l’accompagnement au baptême, au groupe Alpha, à l’animation musicale des célébrations, aux fraternités de partage biblique. C’est dans ce terreau qu’est revenu et s’est précisé l’appel à servir dans le diaconat.

Pendant notre discernement au diaconat, j’ai eu la grâce, en complément de la formation diocésaine, de suivre quatre années de formation à distance avec l’Institut Catholique de Paris, cursus faisant encore grandir notre émerveillement devant la richesse de l’Eglise du Christ.

Pour tout cela je rends grâce et je peux m’avancer aujourd’hui, avec confiance, soutenu par Myriam, pour répondre à l’appel du Seigneur par son Eglise, d’être ordonné serviteur, diacre pour le peuple de Dieu.