En mission à Madagascar : le père Gabriel de Lépinau

Dans quelques jours, le père Gabriel de Lépinau va démarrer sa première mission à Madagascar. Ce jeune prêtre morbihannais ordonné en juin 2018 pour les Missions étrangères de Paris (MEP) a en effet été envoyé peu après sur l’ïle de Madagascar où il est missionnaire ad vitam (pour la vie).

Sortie de messe à Foulpointe dans le diocèse de Tamatave aves les catéchistes des villages rattachés à la paroisse, lors d’une visite du père Gabriel à un ami prêtre malgache.

Pendant trois ans, il s’est formé à la mission : il a découvert le pays, la langue, l’histoire et la culture malgache, il s’est adapté aux habitants. Trois années pour apprendre à écouter, à regarder, à se renseigner avant d’annoncer le Christ ; trois années riches, parfois difficiles pendant lesquelles le père Gabriel a appris « à être un homme parmi les hommes ». Il est maintenant envoyé comme vicaire d’un prêtre malgache à Port-Bergé, au nord de l’île.

« Je suis uni à vous tous, moi à Madagascar, vous en Bretagne ! Nous sommes ensemble pour que le Christ soit connu par tous. En union de prière ! »

Vidéo à venir

2ème année à Madagascar : des nouvelles du père de Lépinau

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1ère année à Madagascar : des nouvelles du père de Lépinau

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Le grand départ

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WAKE UP avec Athénée 2e année ! (3/4)

Semaine missionnaire

« Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 20)

Le thème de la Journée Mondiale des Missions est une invitation à chacun d’entre nous à “assumer cette charge” et à faire connaître ce que nous avons dans le cœur. Cette mission est et a toujours été l’identité de l’Église : « Elle existe pour évangéliser » (S. Paul VI, Exhort. ap. Evangelii nuntiandi, n. 14)

La prière pour la Semaine missionnaire 2021

Dieu notre Père,
Tu as donné à Pierre et aux autres apôtres
le courage de témoigner de ton Fils,
mort et ressuscité pour révéler ton Amour.
Ils ne pouvaient pas taire ce qu’ils avaient vu et entendu.

Nous te prions d’envoyer de nombreux
missionnaires, afin que Jésus-Christ soit
connu, aimé et servi dans le monde entier.

Répands sur nous ton Esprit,
qu’il fasse de nous des témoins
de ta Parole, joyeux et audacieux.

Amen

Voir le site de la Conférence des évêques de France

En mission à Madagascar : des nouvelles du père Gabriel de Lépinau

En mission aux Philippines

Frère Marie-Etienne de Beauregard, 44 ans, a rejoint la communauté des Frères de Saint Jean en 1997, et a été ordonné prêtre en 2006. Originaire de Lorient, il est parti en mission aux Philippines il y a huit ans. De Cebu, il nous envoie son témoignage.

« Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Actes 4,20). Qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que j’entends, au quotidien de ma mission aux Philippines depuis 8 ans ?

Pour les apôtres qui parlaient devant le Sanhédrin, il s’agissait de ce qui venait de se passer : un homme guéri par la puissance du Nom de Jésus, leur visite au tombeau vide et les rencontres avec le Ressuscité, leurs trois années à Sa suite etc…

Et pour moi ? Voir et entendre les signes de la Résurrection, cela me renvoie à de nombreux visages d’enfants, de familles, de pauvres, de personnes âgées à Cebu, dans les îles voisines, les collines, dont la force vient de leur dévotion, de leur foi en Jésus. Combien de foi j’ai pu voir que la Vie qui est en Jésus se révélait plus forte que d‘énormes puissances de mal et de désespoir. Combien de fois j’ai pu « voir et entendre » cette foi simple au milieu de situations humainement impossibles ! Cette foi s’exprime souvent par ce trait tellement propre aux cultures asiatiques : la gratitude. C’est une chose que j’apprends encore et encore, patiemment, au long des rencontres que le Seigneur me donne de vivre à Cebu. En mai 2020, quand même le riz manquait dans les casseroles en plein confinement, je voyais les mères de familles du bario voisin montrer tellement de gratitude pour la petite aide que notre réseau d’amis avait pu apporter. Voir et entendre aussi l’appel du Seigneur dans ces jeunes hommes que nous accueillons pour leur noviciat au sein de la communauté : pendant les 8 dernières années, comme supérieur de la maison qui est aussi le noviciat pour l’Asie, ma mission était aussi de participer à leur formation à la vie consacrée. Accompagner leur discernement, même quand le chemin est difficile, est une école exigeante !

Pour continuer à vous partager ce que j’ai pu « voir et entendre », je voulais vous parler particulièrement de deux programmes auxquels j’ai participé : d’abord ce que nous appelons « l’Ecole de Vie » qui est une école de formation missionnaire pour des jeunes adultes. Durant six mois, la vie communautaire, les apostolats, la vie de prière forment les ingrédients d’une recette qui a produit des fruits qui nous remplissent toujours de gratitude. Que six ou dix jeunes adultes venus parfois de France, des USA, des Philippines ou de Nouvelle-Zélande, puissent vivre ensemble et former une vraie famille de frères et sœurs, cela vaut bien le miracle dont St Pierre témoignait devant le Sanhédrin ! Pour chacun de ceux qui y ont participé, ces six mois ont touché profondément leurs cœurs. Tous nous ont dit : là où j’ai appris le plus, c’est dans la vie communautaire, plus que dans les cours !

Enfin, l’autre programme où je peux « voir et entendre », c’est notre programme d’aide à la scolarité pour les jeunes familles qui ne peuvent pas assumer les études de leurs enfants. Depuis 24 ans, la communauté a aidé des jeunes des quartiers qui nous entourent à poursuivre leurs ambitions, à étudier, décrocher un diplôme pour que leur famille puisse émerger du cycle de la pauvreté. L’aide de parrains, de bienfaiteurs et la coopération avec l’association « Enfants du Mekong » nous permet de continuer cette mission. Depuis le début de la pandémie, ce soutien aux familles est d’autant plus nécessaire puisque les élèves philippins ne peuvent toujours pas retourner à l’école et doivent faire comme ils peuvent pour suivre des cours en ligne (sur un téléphone portable) ou bien faire des devoirs à la maison. Entendre une jeune qui a pu finir son diplôme de psychologie après avoir arrêté l’école pendant plusieurs années témoigner auprès des plus jeunes, après avoir eu de gros soucis de santé et des problèmes familiaux, mais qui n’a pas « décroché », pour moi c’est aussi cela « voir et entendre » la puissance de la Résurrection. Accompagner ces jeunes élèves ou étudiants est une source de grandes joies et d’espérance. Cette mission continuera pour moi dans cette nouvelle phase, un vrai défi, qui commencera l’an prochain dans une nouvelle maison que nous ouvrons dans la ville de Cebu.

En union de prières, où que nous soyons, nous pouvons voir, entendre et proclamer !

En mission avec la DCC

Chaque année, la Délégation catholique pour la coopération (DCC) envoie près de 500 volontaires dans 50 pays. Parmi eux, Marie et Benoît Giampiccolo, un couple de Malansac, est parti en mission au Maroc début septembre.

Article paru dans Chrétiens en Morbihan n°1513 d’octobre 2021

Avez-vous choisi votre destination ?

Nous n’avons pas choisi de partir au Maroc précisément. Nous avons fait le choix de partir en volontariat avec la DCC en nous mettant au service des partenaires et des projets locaux. La DCC nous a proposé cette mission qui correspondait à nos profils et à nos compétences.

Aviez-vous ce projet de volontariat depuis longtemps ?
Oui c’était un désir de longue date : voyager, aller voir ce qui se passe ailleurs, rencontrer d’autres personnes, d’autres cultures. Nous voulions aussi nous rendre utiles, rencontrer, par le travail et des activités professionnelles, des personnes locales.

Quelles seront vos missions ?
Nous rejoignons l’équipe pédagogique de l’association Juk Spel, placée sous
la tutelle de l’école Don Bosco de Kenitra. Cette association forme des électriciens plutôt industriels. Ce sont de jeunes adultes âgés de 20-25 ans issus de milieux modestes, marocains et migrants subsahariens. Nous interviendrons, Marie comme assistante des professeurs de français, Benoît comme formateur des modules d’électricité et d’électrotechnique.

Qu’est-ce que cela implique de partir ?
C’est d’abord une préparation mentale. Il faut accepter de se déconnecter
de ce qu’on connaît et de se projeter vers l’inconnu. Nous essayons de nous
laisser porter. Nous nous préparons à des surprises en nous disant que nous sommes nous aussi surprenants pour les gens que nous allons rencontrer !

Avez-vous déjà eu des expériences de volontariat auprès de l’Église ?
Nous avons été tous les deux bénévoles du mouvement des scouts et guides
de France pendant de longues années : chef et cheftaine d’abord avant de
prendre des responsabilités départementales dans l’accompagnement des
adultes pour l’animation des enfants. Des missions très prenantes, très riches aussi, qui ont permis des rencontres, des découvertes, un dépassement de soi et nous ont fait avancer progressivement sur notre chemin de foi. Cette expérience forte du scoutisme a été un moteur dans notre choix de partir en volontariat et de nous mettre au service. 

Sophie Piéplu pour RCF Sud Bretagne

Contact DCC pour le diocèse : Claire Millet, déléguée
delegue.vannes@ladcc.org – 06 86 30 39 52
www.ladcc.org

La semaine missionnaire se termine habituellement par une messe des peuples.Elle aura lieu cette année à Sainte-Anne d’Auray à 11h“, précise Bénédicte Drieu-La Rochelle, déléguée diocésaine pour la coopération et la Mission. Pour tout renseignement : missionnaire.cooperation@wanadoo.fr

Congrès Mission 2021 : l’Esprit-Saint souffle

Pendant trois jours, du 1er au 3 octobre, les villes de Toulouse, La Rochelle, Lille, Lyon, Marseille, Strasbourg, Besançon, Bruxelles, Rennes et Orléans ont accueillis simultanément plus de 17000 fidèles, 2400 bénévoles, 1500 prêtres.

A Rennes, ce sont près de 3000 personnes qui sont venues de 11 diocèses du Grand Ouest (Quimper et Léon, St-Brieuc-Tréguier, Vannes, Rennes, Laval, Le Mans, Angers, Nantes, Séez, Bayeux-Lisieux, Coutances-Avranches). Plusieurs centaines de stands, ateliers et tables rondes, ont été proposées, par plus de 48 communautés, mouvements, associations ou services d’Eglise. Retrouvez le programme

Rechargez les batteries !

L’objectif ? “Rechargez les batteries”, c’est le thème du Congrès 2021 !Nous voulions permettre, l’espace d’une journée ou d’un week-end, à de nombreux acteurs engagés autour de leur paroisse, convaincus de l’urgence missionnaire, de se retrouver pour se former, pour louer le seigneur, pour prier ensemble, et repartir ensuite sur le terrain missionnaire“, nous dit Arnaud Bouthéon, co-fondateur du Congrès Mission avec Raphaël Cornu-Thénard (Anuncio)et d’autres associations.

Une spiritualité de la communion

C’est ainsi qu’est né le Congrès Mission, il y a 5 ans : “un groupe de laïcs baptisés, aimant l’Eglise, a porté dans la prière et de façon concrète, le besoin de vivre ce que saint Jean-Paul II appelait la « spiritualité de la communion »”, explique le co-fondateur du Congrès. Fort de son succès – “Nous rendons grâce car nous sommes là 5 ans après et ça prend de l’ampleur” – le congrès reste une oeuvre inspirée : “c’est l’Esprit-Saint qui pilote, la fécondité du congrès appartient au Seigneur, lui seul voit ce qu’il se passe dans les coeurs“.

Pourquoi ça marche ?

Une histoire d’amitié, un sens de l’urgence missionnaire, des forces vives

Là est peut-être la clé de la réussite : une humilité des organisateurs – “cela n’appartient à personne, il n’y a pas de starification, c’est une histoire de réseau et d’amitié“, et un sens aigu de l’urgence missionnaire, qui pousse à tout mettre en oeuvre pour “évangéliser notre pays qui a soif“. Pour cela, l’équipe des organisateurs du congrès s’appuie sur les forces vives prêtes à se rendre disponibles, et s’adapte : “Il y a beaucoup de jeunes qui sont d’un grand dynamisme, et on se laisse conduire selon ce qu’on perçoit du terrain.”

Une organisation qualitative : “L’Eglise ne peut pas faire du cheap”

Pour autant, il ne s’agit pas de proposer quelque chose de “cheap” : “vu la profondeur et la beauté du message évangélique, nous nous devons d’être professionnels, avoir cet esprit d’exigence liturgique pour célébrer la gloire du Seigneur, proposer une qualité d’organisation, technique, signalétique, etc…

Les moyens techniques pour la messe à la cathédrale – J2

Un terrain favorable

C’est une véritable expérience d’unité dans l’Eglise qui se vit lors de ces journées. Et avec la délocalisation du Congrès dans les régions cette année, la dimension nationale a pris tout son sens. ” Je crois que ça correspond à un vrai besoin” nous dit Arnaud Bouthéon. Les brebis ont soif.

Le congrès sera-t-il dorénavant délocalisé ?

L’année prochaine on imagine un grand rassemblement à Paris. Ce sera comme un mouvement du cœur, diastole-systole“, explique Arnaud Bouthéon. “Une “contraction” à Paris en 2022 et une “dilatation” en régions en 2023“.

Le phare c’est l’évangélisation,” nous dit ce féru d’images, “la bougie c’est ce qu’on fera d’une année sur l’autre, en fonction de nos relations avec les évêques, en fonction aussi de ce qu’on perçoit du terrain, de la motivation des équipes locales, et c’est le Saint-Esprit qui pilote. On est très ouvert à modifier les formats et se laisser conduire.” Que souffle l’Esprit !

Le prochain thème ?

« Le royaume de Dieu est proche, soyons les bâtisseurs de la civilisation de l’amour. » (Luc 10)

Au niveau diocésain

Sœur Agnès-Marie, coordinatrice du projet missionnaire diocésain Christus Vivit  

Comment avez-vous préparé ce Congrès Mission ?

“Au niveau du diocèse, nous avons essayé de diffuser l’information au maximum de personnes, puisque le congrès est un évènement important pour l’évangélisation. Pour cela, nous avons formé un petit groupe de personnes–relais pour transmettre l’information dans les paroisses.

Cette année, nous avons de la chance que le congrès se déploie en régions, notamment à Rennes pour ce qui nous concerne, ce qui réduit les distances. Et je suis très contente d’avoir rencontré des prêtres de notre diocèse qui ont fait le déplacement, dont certains avec des groupes de paroissiens.

Comment vivez-vous ce Congrès ?

Vendredi, la journée des couples missionnaires a introduit le congrès : une très belle journée avec près de 200 participants. Le soir, nous avons vécu la veillée d’ouverture officielle du congrès. Il y a trois choses qu’on nous a dites concernant les objectifs de ce rassemblement et que je retiens :

Premièrement, le congrès nous donne des outils pour la mission, c’est-à-dire des expériences qui se vivent concrètement en paroisse. Et même si on ne peut pas participer à tous les ateliers, on peut revenir avec une ou deux expériences à mettre en place dans notre secteur, et c’est déjà très bien ! Il ne faut pas vouloir tout faire. L’expérience que j’ai du congrès de l’année dernière à Paris, c’est que l’Esprit-Saint m’a guidée dans les ateliers où je devais être, pour entendre ce que je devais entendre à ce moment-là !

La deuxième chose que je retiens, et c’est vrai je le vérifie depuis hier, le congrès est un moment privilégié de rencontres. Depuis hier le Seigneur met sur ma route des personnes qui me touchent par leur témoignage, par leur expérience. Nous vivons de profonds moments de communion fraternelle. On ne se sent pas seuls ! Nous sommes plus de 2000 personnes venues ici pour la mission !

Enfin, la troisième chose, ce congrès est pour nous une opportunité de renouveler notre relation personnelle avec le Seigneur. Cela nous booste dans notre foi en vivant des temps de louange, de prière, de partage de la Parole de Dieu, d’adoration eucharistique… Le Seigneur travaille les cœurs.

C’est vraiment un temps pour recharger ses batteries, et pour sortir. Les intervenants ont vraiment insisté sur ce point : sortir de nos cocons, de notre entre-soi, pour aller vers l’autre.”

Congrès mission : jours 2 & 3

Tables rondes, ateliers, village des initiatives, messes, adoration, louange, confessions, il y en avait pour tous les goûts ! Ils étaient nombreux de notre diocèse à être venus goûter aux propositions missionnaires de cette édition délocalisée du Congrès Mission. Visiteurs et bénévoles témoignent.

Retrouvez ici les thématiques des ateliers et tables rondes.

Ils ont participé

… parmi d’autres !

La communauté du Verbe de vie, Sœur Claire-Elie

“Les soeurs se sont réparties entre les différentes villes participant au congrès. Ici à Rennes, nous sommes cinq, nous avons un stand au village. Nous attendons du congrès un renouveau dans notre zèle missionnaire, en tant que communauté apostolique, et aussi des rencontres providentielles. Nous allons partager avec d’autres, au cours du Congrès, des missions d’évangélisation, pour mettre nos forces en commun, et pourquoi pas interpeller des jeunes femmes sur notre vocation si cela se présente.”

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Le doyenné d’Arradon

“Je suis venue pour partager tout ce qui se vit ici, pour avoir des idées pour nos paroisses et faire de belles rencontres, avoir de belles célébrations, c’est très enthousiasmant de voir cette ferveur, cette foi partagée. Nous sommes 7 de Ploeren, je pense que nous allons repartir avec des outils dans notre paroisse.”

Annick



“Je suis très touchée par ce congrès, et émue aux larmes par cette prière des laïcs pour les prêtres (à la fin de la messe du samedi matin – ndlr), qui m’a beaucoup touchée dans ma foi, et dans ce que représente cet engagement dont on n’a pas toujours conscience. Je suis parfois un peu rude à l’égard des homélies. Cette prière me touche au plus profond.”


Geneviève

Le collectif IPSE : Noémie, Luc, Pierre, Quitterie, Alain, Simon Vincent, Olivier 
Le nom de ce collectif angevin fait référence à l’intériorité dont parle saint Augustin –“Je te cherchais dehors alors que tu étais au-dedans” (Confessions 10, 27) Le confinement aura fait passer en mode professionnel ce groupe de 8 catholiques de 19 à 50 ans. Basse, batterie, guitare folk, guitare électrique, flûte, piano ont fait jaillir la louange des coeurs des congressistes pendant les offices et les veillées : merci Seigneur ! Voir la page Facebook d’Ipse Worship

Père Olivier Lorne, Lorient

“Arrivés à cinq de la paroisse St Louis-Sacré-Coeur de Lorient, nous venons pour renouveler notre regard sur la mission.

Je pense qu’il y a un effet dynamisant avant même de savoir ce que nous allons rapporter. On se sent solidaire du défi missionnaire.”

Felipe

“Le congrès est une invitation pour la jeunesse à participer à la mission : comment inviter les parents à venir partager cette foi avec leurs enfants, et comment, nous, missionnaires qui avons quitté notre pays, pouvons-nous nous engager et partager notre foi ? Nous espérons aussi rencontrer des jeunes intéressés pour vivre la mission avec nous.”

Monseigneur Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon

“J’étais très heureux de venir célébrer la messe devant cette assemblée si priante. Cela m’a beaucoup frappé, on sent qu’il y a quelque chose qui unit les cœurs, dans cette volonté d’annoncer l’évangile, de se laisser toucher par le Seigneur. On sent qu’il y a beaucoup d’espérance et de joie. J’étais heureux de voir qu’il y avait des personnes de mon diocèse, plusieurs prêtres, car je pense qu’il est important que cela puisse rayonner dans mon diocèse. Aujourd’hui il ne faut pas baisser les bras, il faut témoigner de la joie de croire.”

Florian, bénévole

“Je suis venu avec mes flûtes irlandaises, et je me suis mis à la disposition des organisateurs. J’aime l’adage « Si Dieu le veut ». Je propose, on dispose, et après c’est l’Esprit-Saint qui fait les choses ! La flûte irlandaise est un instrument simple à mettre en place, et qui plus est, a une touche celte qui la rend attractive… C’est un vrai plaisir de rendre service, surtout dans un week-end comme celui-ci ! Chacun peut trouver son engagement, et on peut autant donner que recevoir !”

Florian entouré de deux amis, Grégoire et Elisabeth

La famille Millet, anciens volontaires DCC

“On vient chercher des rencontres, des partages avec d’autres croyants, découvrir plein de belles initiatives, voir qu’il y a de la vie dans l’Eglise, se redonner un peu de sève, d’énergie pour repartir. Les enfants aussi en bénéficient : ils ont rencontré un prêtre qui leur a donné un cube sur les vocations, et ils se l’arrachent, et à la garderie ils ont fait des icônes. Nous sommes très heureux d’avoir eu aussi un temps en couple. Nous sommes venus avec la casquette d’anciens volontaires de la DCC, parce que nous sommes marqués par la mission que nous avons vécu, et qu’elle fait partie intégrante de notre vie maintenant.”

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Le Renouveau Charismatique,
Marie-Christine & Marie-Christine

“Nous sommes venues chercher des idées missionnaires ! Pour rencontrer des gens, des opportunités, et repartir avec le feu de Dieu !”

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Des paroissiens de la cathédrale : Françoise, Béatrice, Pascal, Laurence

“On se sentait portés car il y avait beaucoup de jeunes. Les tables rondes nous ont donné des clés pour continuer à accueillir, les exemples d’expérience vécue nous confortent dans ce que nous dit notre curé, et vont aussi nous permettre de sortir de notre routine, de changer quelques façons de faire. “


Françoise, accueil du presbytère.

“Le congrès est un grand rassemblement qui donne l’occasion de voir la diversité de l’Eglise, toutes ses facettes, toutes ses représentations et la manière dont chacun s’y engage. C’est l’occasion de rencontres, d’échanges entre frères, c’est aussi se ressourcer en Eglise. Si on ouvre les mains on reçoit toujours. “


Laurence

Père Pierre Brun-Le Gouest et Père Patrice Marivin

Père Pierre Brun-Le Gouest,
Doyenné d’Arradon

“Il y a une quarantaine de participants des paroisses d’Arradon et autant de la cathédrale, et plusieurs frères prêtres du diocèse. C’est une expérience enthousiasmante. Mon voeu serait que chacun, une fois rentré, puisse relire ce qu’il a reçu du Seigneur durant ces deux jours, et aussi ce qu’il pense être appelé à mettre en œuvre, soit dans le service qu’il exerce déjà, soit dans une nouvelle initiative apostolique.

Quand à la dimension communautaire, elle est précieuse car elle permet de fortifier le premier cercle des paroissiens impliqués qui peine parfois face à une majorité quelque peu statique. Suite à un atelier qui portait sur ce thème, je viens par exemple de retrouver l’énergie de prier le Seigneur de nous envoyer quelqu’un qui serait un accompagnateur des serviteurs, afin de faire émerger les charismes des uns et des autres, et prendre mieux soin de chacun. Un souhait que je porte depuis deux ans et que je reconfie au Seigneur. Enfin, la prière pour les prêtres a été un moment très fort, on engrange une parole de bénédiction, de consolation extrêmement belle, adressée publiquement au nom de toute l’assemblée.”

Père Patrice Marivin,
Cathédrale

“Comme pasteur de la paroisse cathédrale, il est important de convaincre les paroissiens de venir avec d’autres se ressourcer, faire église autrement, se décentrer, voir qu’il n‘y a pas que notre popotte interne, il y a autrement, il y a plus grand, plus vrai, il y a ailleurs. Toucher quelque chose de l’Eglise universelle, ici à Rennes, et puis spéculer découvrir, réfléchir, prier ensemble et atterrir et voir ce que ça peut donner dans notre paroisse, entre l’idéal de ce lieu ici, en oasis d’espérance, et la réalité de notre paroisse, et tout ça doit nous faire avancer.

La grâce est que nous sommes 35 de la paroisse cathédrale.  J’ai souhaité que les coordinateurs de mission* participent au congrès, ils sont presque tous là Le maître-mot a été l’anticipation. Nous ferons une réunion de débriefing pour partager ce que nous avons reçu et peut-être mettre des choses en place, peut-être aussi en connexion avec les autres paroisses du doyenné de Vannes.”

* Laïcs baptisés appelés par le curé pour coordonner différentes missions d’Eglise : funérailles, éveil à la foi, visiteurs de malades, servants d’autel

Père Raphaël d’Anselme

Saint-Patern, Vannes

“Nous sommes venus avec quelques paroissiens membres de l’équipe pastorale missionnaire. C’était l’occasion ou jamais de prendre beaucoup de bonnes idées, car la paroisse Saint-Patern est grande : plus de 30000 habitants. Il faut réussir à toucher les 29000 qui ne vont pas à la messe ! Nous nous sommes donc réparti la tâche entre les différents paroissiens pour aller aux différents ateliers. Jeudi prochain nous faisons une veillée de prière pour lancer la mission sur la paroisse à 20h30, pour sensibiliser les paroissiens à la mission.

La table ronde des 99 brebis m’a permis d’avoir une vision d’ensemble de la mission et va m’aider à mettre en place notre mission paroissiale. Je suis très heureux d’être là, ça me permet de voir un peu ce que les confrères font dans leur paroisse, toutes les missions qui existent, et voir qu’on a tous les mêmes problématiques. On a tous à s’entraider les uns les autres. La prière pour les prêtres m’a beaucoup touché.”

Thibault, diacre en vue du sacerdoce

“J’avais déjà participé à un congrès et ce que j’apprécie ici, au congrès de Rennes, c’est d’avoir, non pas des recettes toutes faites, mais des exemples d’expériences de paroisses transposables. En effet, nous avons dans le diocèse des situations à peu près équivalentes à ce qui nous est présenté ici, qui nous sont accessibles, contrairement aux grosses paroisses parisiennes.

J’ai eu des témoignages de paroissiens qui ont été heureux de pouvoir prier pour les prêtres. D’habitude c’est plutôt l’inverse. Moi aussi j’ai été touché par cette prière.”

Sœur Marie-Madeleine, dominicaine du Saint-Esprit
























Enseignantes, nous avons eu beaucoup de retours très positifs de nos élèves sur le congrès, les rencontres, les ateliers… Nous sommes donc venues d’abord pour découvrir ce qui s’y vit, rencontrer des gens qui ont des missions différentes et complémentaires dans l’Eglise. Toutes les sensibiliés sont représentées, c’est vraiment un rassemblement catholique au sens universel. Nous sommes venues à quatre. Chacune est très intéressée soit par les ateliers qui concernent le discernement, soit l’enseignement, ou la transmission de la foi dans notre monde contemporain, dans des contextes différents du nôtre, car nos écoles sont tenues par les religieuses. Et pourquoi pas revenir l’année prochaine et prendre notre part au congrès mission ? Des jeunes sont venus nous voir, nous poser des questions. Notre habit interpelle, les gens viennent à nous.

Monseigneur Moutel évêque du diocèse de Saint-Brieuc Tréguier

“Avec mon équipe épiscopale, nous avons décidé de venir tous ensemble. Nous sommes finalement quatre sur six, ce qui n’est pas si mal ! Il y a également un certain nombre de prêtres et de paroissiens des Côtes d’Armor qui sont présents. C‘est un moment significatif d’initiatives de laïcs pour que l’Eglise conserve ou relance son élan missionnaire. Le fait d’avoir rencontré des frères et sœurs chrétiens qui portent en eux la force de l’Esprit, redonne du courage. Chacun revient avec un nouvel élan.”

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Père Antoine Renou, Vannes

“Nous avons été très intéressés, dans notre paroisse, par ce congrès Mission. Qu’il soit délocalisé à Rennes, pas loin de chez nous, était une première raison pour venir. Avec les paroissiens, nous nous rendons de plus en plus compte de l’urgence de la mission sur notre territoire et de la nécessité de prendre des moyens concrets pour réaliser cette mission. Nous allons, avec mes confrères, transmettre à nos paroissiens le fruit de nos découvertes pour réfléchir à la façon dont nous pouvons témoigner du Christ aujourd’hui à Vannes. J’ai été particulièrement intéressé par  les témoignages  de porte-à-porte, la mission de rue. À Saint-Patern, nous avons l’idée d’intensifier le contact direct avec les personnes au cours de l’année.”

Alain, diacre permanent, et son épouse Anne-Marie


“J’avais vraiment envie de venir pour savoir ce que le Seigneur voulait me dire encore davantage pour l’engagement dans la mission.

Je suis touché par toutes les initiatives mises en route du côté des paroisses. Il y a énormément à inventer, à développer pour que nos paroisses redeviennent des lieux d’évangélisation, d’accueil et d’annonce de l’amour du Christ.

Alain

“Je suis venue avec des pieds de plomb et seulement parce qu’Alain m’a entraînée en me disant que ce serait l’occasion de vivre des moments forts. Et c’est vrai, j’ai vécu des moments très riches. J’ai été particulièrement émue par la prière pour les prêtres samedi. Prier avec et pour les prêtres, c’est vraiment notre mission de laïcs.

Anne-Marie

Ils ont témoigné en atelier ou tables rondes

… parmi d’autres !

Photo ©Marc Van Steenkise, délégué pastorale des jeunes Douarnenez

Père Patrick Monnier, délégué diocésain à la Pastorale des jeunes

Photo ©Marc Van Steenkiste

“J’ai trouvé que nos échanges étaient représentatifs du thème “révéler les talents pour révéler le Christ“. Je donnais la réplique à deux jeunes filles, Julie Le Rouge qui a fondé le festival Amen-Toi, et Blandine Delanoy, volontaire des Missions Etrangères de Paris, qui ont beaucoup de choses à donner pour le service du Christ. Nous avons partagé nos expériences propres, et malgré les différences de missions, de talent, de réalité et d’âge, nous nous sommes retrouvés sur les grandes tendances communes de la pastorale auprès des jeunes. Pour ma part, j’ai été heureux d’exposer deux points-clés : pour transmettre, il faut faire comme Don Bosco dont on dit “il vivait avec les jeunes”, et ne pas avoir peur de proposer des choses à faire, car “c’est en priant qu’on apprend à prier”. Apparemment, le public y a trouvé son compte, car l’enthousiasme a été chaudement manifesté à la fin de la table ronde !”

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Françoise Morel, directrice RCF Sud Bretagne

“Au Congrès Mission j’ai pu sentir de façon très incarnée une Eglise vivante, joyeuse et missionnaire. Un rassemblement chrétien en Bretagne avec autant de participants, ce n’est pas si fréquent ! Beaucoup de monde toutes générations confondues partageant ensemble des temps forts de réflexion et aussi des pistes concrètes pour être missionnaires. Et je crois que c’est la force de ce congrès, celle d’ancrer les attentes et les questions et leurs réponses dans le réel en donnant des axes concrets d’actions et de travail, des clés.

J’ai été frappée par la table ronde que j’ai animée sur les jeunes de tout ce qu’il en est ressorti, comme une boîte à outil pour être missionnaire auprès des jeunes d’aujourd’hui avec leurs bonheurs mais aussi leurs difficultés de vie parfois cruelles.
Comment être missionnaires via les outils numériques, comment être missionnaire d’une Eglise en marche vers l’écologie intégrale, comment rejoindre ceux qui sont les plus loin de l’Eglise et leur annoncer l’Amour de Dieu ? Tous ces sujets ont été abordés et déployés ensuite avec des intervenants exceptionnels, des témoignages forts, d’hommes, de femmes et prêtres en prises avec notre monde d’aujourd’hui, des chrétiens qui osent l’engagement.”

Sœur Roxane, prieure des Augustines de Malestroit

“On m’a sollicitée pour un atelier sur la fin de vie, et pour un atelier sur ce que nous organisons avec les petites sœurs des pauvres pour des jeunes filles qui se posent la question de la vocation ou des questions sur la femme, la maternité, la fécondité ou des questions éthiques. Nous venons parler aussi d’un partenariat que nous avons avec la maison Mariam, d’inspiration jésuite, à Paris, qui est une année de propédeutique pour les jeunes filles.

C’était très beau de voir le peuple de Dieu rassemblé dans cet élan d’apporter la Bonne nouvelle, ne pas rester repliés sur nous –mêmes, d’autant plus avec ce qui peut se vivre dans l’Eglise de plus douloureux. Et de voir combien les périphéries sont là, et dans tous les domaines. Je viens là pour servir notre Eglise, partager notre charisme Il y a des moments où c’est important de sortir de notre monastère.

Les MEMO et le Père Antoine le Garo
























“Nous avons été invités à faire connaître la mission MEMO et ses charismes propres qui se déclinent en quatre points : la vie familiale, la formation et l’accompagnement, l’appel au service et à la mission, et l’échange des cultures. Cela pourrait susciter des vocations de missionnaires, et ça nous a permis de travailler sur ce qu’on vit pour mieux le transmettre !”

Atelier
Stand

Clémence, de Rohan Mission

Nous sommes six du bureau de l’association « Rohan Mission ». Le congrès Mission nous a contacté pour nous demander d’animer un atelier. Mais nous sommes venus aussi pour nous former ! Et puis c’est un lieu d’espérance incroyable, c’est une joie de voir la richesse de l’Eglise. Ce qui est incroyable ici, c’est qu’on rencontre tout état de vie, et tout âge, et donc on sent vraiment qu’on est dans l’église universelle.

Je trouve ça magnifique qu’ils aient décentralisé le congrès, on rencontre beaucoup d’associations qui sont en Bretagne, et donc plus proches de nous et plus intéressées.”

Atelier Rohan Mission du dimanche matin Photo ©diocèse de Rennes

Frère Vincent, prieur des frères de saint Jean de Lorient

Photo©Frères de saint Jean

“Je viens représenter la communauté des frères de saint Jean. Nous faisons des rencontres malgré la pluie ! Des gens viennent nous voir, et nous remercier parce qu’ils connaissent d’autres communautés Saint Jean, à Cotignac, à Brest, …. Ils viennent nous encourager par rapport à notre histoire, notre héritage, et manifestent leur soutien, leurs prières. Personnellement, de voir ce potentiel incroyable de l’Eglise, ça me rebooste !”

Anne-Marie, atelier parcours Alpha

“Nous avons proposé de présenter le parcours Alpha, en quoi il est fécond pour faire grandir la fraternité dans les paroisses, comment on transforme le tissu paroissial en proposant un outil tout simple qui est le parcours Alpha. C’est un processus qui ouvre les cœurs, et permet de rencontrer le Christ. Ce dont nous avons témoigné dans notre atelier, c’est que l’on a beaucoup de joie à le faire, il y a la joie des invités mais aussi la joie d’être au service de ce parcours de transformation. On sent que les gens ont très à cœur que leur paroisse soit renouvelée, et souhaitent retrouver l’audace pour annoncer Dieu dans les lieux qui se déchristianisent. Pour cela Alpha est un outil assez facile et accessible.”

Soeur Marie-Anne, supérieure des soeurs Coopératrices Paroissiales du Christ-Roi

Les soeurs CPCR en 2018

Nous sommes venues tenir un stand pour présenter notre apostolat. Après cette longue période de confinement, nous pouvons enfin venir à la rencontre des personnes, créer des liens, nous encourager mutuellement entre chrétiens. Il y a ici une grande bienveillance, une ouverture, même entre exposants. Nous sommes heureux de sentir l’Eglise vivante, dans laquelle chacun a sa place. Et c’est aussi l’occasion pour nous de recréer du lien avec les autres communautés religieuses. Ce congrès est une initiative très belle, avec des ateliers intéressants et pertinents, peut-être y aura-t-il un jour l’équivalent à l’échelle de notre diocèse ?

Isabelle, directrice de l’association La Tilma

Pour les autres congrès Mission nous n’avions pas fait le pas d’avoir un stand parce que c’était à Paris et que notre association a vocation à être locale. Les femmes que nous accueillons viennent de tout l’Ouest. Cette fois ça a beaucoup de sens car il y a beaucoup de diocésains, c’est important que nous soyons là. Nous avons fait de belles rencontres !

Ce qui est aussi intéressant, c’est de voir tous les types d’évangélisation qui sont représentés ici. Je me suis retrouvée dans ce que disait un prêtre sur les patronages : la porte d’entrée de l’évangélisation est l’amitié. C’est la même chose pour notre association. Nous avons affiché sur notre stand la phrase : “la Tilma, ou l’évangélisation par l’amitié improbable.” On se relaie sur le stand pour profiter des évènements, le congrès est l’occasion de renouveler son zèle missionnaire !

Aymeric, coordinateur des chevaliers de Colomb à Vannes

“Nous sommes à peu près 25 à 30 hommes à nous retrouver une fois par mois autour du père Patrice Marivin, curé de la cathédrale. C’est un moment de convivialité et de prière, et c’est aussi le moment de faire le point sur l’organisation de nos actions de charité et de service. Elles se font par le bouche à oreille, en fonction de ce que la Providence nous envoie, et des disponibilités des uns et des autres : ça peut être du déménagement, du jardinage, des travaux de force, des courses, du transport en voiture, etc… Il est très important cependant de garder la priorité à notre devoir d’état, les activités des chevaliers de Colomb ne doivent pas être une fuite.”

Les chevaliers de Colomb sont triplement missionnaires : auprès des personnes à qui ils rendent service, au sein même du groupe en accueillant tous ceux qui le souhaitent, chrétiens ou non, et auprès des familles, car le bonheur à y participer rejaillit sur l’entourage !

Aymeric (à gauche) et deux membres des Chevaliers de Colomb

Galerie de photos

Photos de Mark Van Steenkiste, délégué à la pastorale des jeunes pour le secteur de Douarnenez , Finistère, avec son aimable autorisation

Congrès mission 2021 : journée des prêtres, jour 1

Une centaine de prêtres, diacres, et séminaristes de la Province de Rennes étaient rassemblés en ce premier jour du congrès, dans un lieu tenu secret jusqu’à leur retour !

C’est finalement au foyer de charité de Tressaint qu’a eu lieu la rencontre. Partis le matin en car, ils ont vécu une journée de fraternité, partage, prière, jeu, … et repos ! “Une halte pour le coeur et pour l’esprit” selon le foyer de charité.

Thibaut de Bruyn, diacre en vue du sacerdoce pour le Diocèse de Vannes, témoigne :

Thibault de Bruyn ( à droite) et un collègue de Rennes

” C’était une journée surprise, puisque nous nous sommes inscrits sans savoir ce que nous allions faire, ni même où nous irions. Ce n’était pas une journée pour produire quelque chose, et cela était très beau. Au contraire, il y avait des temps pour déposer nos difficultés dans le ministère, nos doutes, nos joies, tout ce que nous vivons.

Le matin, comme nous avions une heure de trajet en car depuis Rennes, nous nous sommes assis à côté d’un prêtre que nous ne connaissions pas, et nous nous sommes découverts. Nous avons pu partager sur la vie quotidienne, ce que l’on n’a pas l’occasion de faire souvent finalement. La plupart du temps, lorsque l’on se retrouve entre prêtres, c’est pour parler pastorale, parler de ce que l’on va faire, et très peu de ce que l’on vit vraiment.

C’était un grand moment fraternel, des danses bretonnes au “Time’s up” (jeu de société – ndlr), et nous avons terminé par une très belle prière devant le Saint Sacrement. La prière des frères était proposée pour les prêtres ainsi que des confessions.

C’était une belle journée gratuite pour les prêtres, ça fait du bien et je pense que c’est à refaire ! “

Photos @Foyer de charité de Tressaint, avec leur aimable autorisation

Congrès mission 2021 : journée des couples, jour 1

Journée pour les couples

Mobiliser, réveiller, ressourcer les couples déjà impliqués ou désirant s’impliquer dans la mission et l’évangélisation : c’était l’objectif  de l’avant-première du Congrès Mission, vendredi 1er octobre. Une journée entièrement réservée et pensée pour les couples, en écho au pape François : « J’appelle les couples à la mission. Ils sont souvent les mieux placés pour annoncer Jésus-Christ. J’invite les couples à s’engager davantage, de manière concrète et créative. » (Pape François, 10 septembre 2015). Plus de 80 couples avaient répondu à l’appel !

La journée, présidée par Monseigneur Jacques Habert, évêque de Bayeux-Lisieux, a alterné temps de louange et de prière, enseignements, témoignages, partages, eucharistie et envoi en mission, sous le patronage de sainte Thérèse, patronne des missions.

Trois thèmes ont présenté les étapes à vivre dans l’engagement missionnaire en couple :

(re)découvrir que le sacrement de mariage est la source de la mission, avec un enseignement de Pierre et Raphaëlle de Rosambo, membres de la communauté Priscille et Aquila et formateurs pour la mission, puis le témoignage de Renaud et Marie-Agnès de Miniac, partis d’abord en mission au Brésil avec l’ONG Points-Cœurs puis cinq ans dans l’Oise avec l’association Lazare dans une colocation entre jeunes pros et personnes sans-abri. 

Discerner et vivre l’appel missionnaire en couple et en famille, avec Olivier et Marie Beleil, membre de la communauté du Verbe de vie, suivi du témoignage d’Albéric et Charlotte Bischoff, partis en mission avec la Fidesco pendant deux ans, avant de s’engager au sein de leur paroisse.

Conversion pastorale et couples missionnaires, avec Bernard et Catherine Laromiguière qui ont présenté comment, concrètement, les couples ont leur place dans la transformation de la paroisse.

Ils ont participé

Sophie et Rémi Loche, coordinateur de la journée Couples missionnaires

« Préparer cette journée a été l’occasion de vivre un bel évènement d’Église qui permet aux couples d’être renouvelés pour la mission. Elle n’est pas réservée aux prêtres et aux religieux ! Nous avons-nous aussi notre place car nous sommes au cœur du monde.

S’engager et partir en mission est un désir qui habite le cœur de beaucoup de couples : nous avons envie de nous donner, d’apporter quelque chose à notre société qui manque cruellement de joie, d’espérance. La mission se trouve aussi dans notre quotidien, notre famille, nos enfants, notre travail, nos relations, nos associations, nos activités, là où nous sommes.

Le renouveau missionnaire lancé par le pape Jean-Paul II, poursuivi par Benoit XVI et le pape François, appelle les couples à la mission là où ils sont, dans le monde, pour renouveler le monde de l’intérieur. Les couples sont très bien placés pour le faire alors, allons-y ! »

Martin, Line et Jean-Dominique, animateurs des temps de louange

Jean-Dominique : “Nous avons été invités par notre paroisse, du côté de Nantes, à nous engager dans le Congrès Mission. Pour Line et moi, il était important d’être au service, en couple. Nous prions pour que l’Esprit Saint porte du fruit à travers ce service. “

Line : “Ce qui m’a motivée, c’est de partager les charismes que le Seigneur m’a donnés. Lorsqu’on met Dieu au cœur de notre couple, il est là concrètement et nous conduit où il veut que nous allions. Nous pouvons nous laisser porter par Lui. Nous avons beaucoup de belles choses à vivre, mais pour y être attentifs, il faut se poser un peu.”

Martin : “Je retiens de cette journée qu’on ne se marie pas pour s’installer. Jésus ne s’engage pas dans notre mariage pour que nous nous aménagions dans un appartement, pour que nous ayons un mode de vie bien casé. Au contraire, il  nous envoie en mission « deux par deux », comme il est écrit dans l’Évangile. Les témoignages de cette journée donnent envie de se bouger ! »

Étienne et Annie Roginsky, paroissiens de la paroisse cathédrale, Vannes

Étienne : “Pour nous, la mission fait partie de la vocation de tout baptisé. Les intuitions de cette journée nous montrent que les couples ont un rôle particulier à jouer, qu’au nom même de leur mariage, ils ont reçu beaucoup et sont amenés à s’ouvrir, à donner ce qu’ils ont reçu. C’est une joie de partager cela avec tous les couples aujourd’hui.

Un petit clin d’œil : c’est ici, dans l’église de Toussaints, que nous nous sommes rencontrés pour la première fois il y a plus de 40 ans, au pied de l’autel ! Et c’est aujourd’hui la fête de sainte Thérèse de Lisieux que nous aimons beaucoup, ainsi que ses parents, Louis et Zélie Martin. C’est une très belle journée !”

Annie : “Ce qui m’a marquée : l’insistance sur l’efficacité au quotidien du sacrement de mariage dans le couple. Un couple qui vit son sacrement de mariage, c’est plus qu’un homme et une femme qui vont annoncer l’֤Évangile parce qu’ils sont baptisés. Il y a une grâce particulière, le Seigneur est vraiment à l’œuvre dans le couple missionnaire qui vit son sacrement de mariage.”

Etienne : “Une précision nous réconforte : on n’a pas besoin d’être un couple parfait pour être envoyé en mission. Les couples baptisés de toute l’Église, tels qu’ils sont, avec la réalité de leur vie conjugale, ses grandeurs et ses ombres, sont appelés à la mission.

Pour nous, le mariage a été un peu comme un second baptême. Nous avons eu la chance de vivre nos missions dans les paroisses, des paroisses très différentes, avec des prêtres d’âge, de condition, d’origine variés. Mais nous avons constaté que nous avons toujours trouvé notre place : en servant la paroisse, nous servons le corps du Christ. C’est une joie d’être au service : on donne, mais on reçoit beaucoup aussi. »

Benoît et Marie Genuyt, paroisse Larmor-Ploemeur

Marie : “Nous sommes venus pour nous rebooster. L’un comme l’autre, nous avons besoin d’être bougés dans notre confort habituel et dans notre petit train-train, au bout de 5 ans de mariage. La mission est un thème qui nous attire beaucoup. Nous rêvons de pouvoir nous donner, nous sommes ici avec ce désir, peut-être pourquoi pas pour partir loin, mais surtout pour mieux prendre conscience que la mission commence au quotidien dans nos familles, nos paroisses, dans notre entourage avec nos amis.”

Benoît : “Nous sommes venus pour prendre des idées et écouter des témoignages qui peuvent nous éclairer.

J’ai été marqué de voir à quel point la mission est une vocation du couple et le rend profondément heureux. Les derniers papes nous invitent vraiment, par nos vies de couples, à nous donner, à nous découvrir missionnaires. Se découvrir missionnaire, c’est un chemin un peu compliqué. Le Oui de la mission n’est pas facile, surtout lorsqu’on est dans nos quotidiens, dans nos familles, mais une fois que ce oui est donné, c’est beaucoup de grâces, beaucoup de joie.”

Quelques prêtres étaient présents à la journée

Père Antoine de Roeck et père Louis de Bronac

Père Antoine de Roeck

« Je suis venu pour enrichir les idées que nous pourrons partager avec les couples de la paroisse. Nous aimerions développer plus l’apostolat des couples et des familles. Et je crois aussi beaucoup en la complémentarité des vocations ; voir ce qui se fait du côté des familles pour enrichir nos vies sacerdotales. Ce matin, il y a eu une belle invitation à se lancer dans la mission avec beaucoup de réalisme. Et une très belle articulation a été faite par Monseigneur Habert entre sainte Thérèse, patronne des missions, et sa famille : ils se sont mutuellement portés dans la sainteté. »

Père Louis de Bronac, curé de la paroisse de Guer

« Des paroissiens m’ont invité à cette journée et m’ont convaincu qu’elle était aussi pour moi !  La famille est cellule de base de la société, elle est aussi cellule de base de la paroisse. Voir ces témoignages de couples qui ont évolué dans leur foi jusqu’à devenir de véritables missionnaires en couple, nous instruit. Nos paroissiens peuvent eux aussi s’investir dans l’évangélisation en couple et porter ensemble des missions. En vertu de leur sacrement de mariage, ils apportent un témoignage spécifique. J’ai été marqué par le feu missionnaire des couples qui ont donné leur témoignage, leur simplicité, leur humilité, et leur insistance sur leur vocation de couple à la mission. À l’issue de cette journée, je me dis qu’il faut vraiment travailler l’envoi en mission des paroissiens mariés en couples. »

Père Arnauld Calonne, prêtre accompagnateur du service de pastorale familiale du diocèse de Vannes, curé d’Arradon, Baden, Plœren.

“Le congrès Mission est un évènement local qu’on vit en communion avec bien d’autres lieux en France, et je ne voulais pas manquer cet évènement. Je pensais, au départ, participer à la journée pour les prêtres, mais j’ai été invité à participer à la journée Couples missionnaires en tant qu’accompagnateur de la pastorale familiale. Je me suis dit que cela avait du sens.”

“Je suis heureux de voir des couples qui prennent à cœur la mission qu’ils ont reçue au baptême mais qui s’est spécifiée par le sacrement du mariage. Quand je célèbre un mariage, à la fin du dialogue d’introduction avant les consentements, je demande : « Êtes-vous prêts à assumer ensemble et dans le monde votre mission de chrétiens ? » Je vois qu’ici, les couples sont non seulement prêts à assumer leur mission de chrétiens ensemble, mais à l’assumer avec un beau zèle, une belle joie, une belle ferveur.

La petite Thérèse est aujourd’hui l’étoile de cette journée, avec ses parents Louis et Zélie Martin qui ont été canonisés tous les deux. Ils nous donnent une belle lumière sur ce que chaque couple est appelé à vivre. N’idéalisons pas la vie du couple, il n’y a pas de couple parfait, mais chacun avec son histoire, ses blessures, ses chutes et ses relèvements, est appelé à la sainteté et à se laisser travailler par l’Esprit Saint pour devenir soi-même missionnaire. »

Ils ont témoigné

Parmi les témoins de la journée, Renaud et Marie-Agnès de Miniac  ont montré comment le sacrement de mariage était source de la mission.

Pourquoi avoir témoigné ?

Renaud : “nous avons eu la chance de vivre deux belles missions : la première avec Points-Cœur pendant deux ans, au Brésil, à côté de Salvador de Bahia ;  la seconde avec l’association Lazare, à Vaumoise, en Picardie. Nous avons vécu ces deux missions en famille : la première avec notre aîné Joseph qui avait quelques mois, la deuxième avec trois enfants et l’arrivée de notre quatrième au cours de la mission.”

Marie-Agnès : “Nous pouvons témoigner  de la force de notre sacrement de mariage qui apporte les grâces nécessaires pour pouvoir se donner dans nos missions : la mission de notre vie de couple, de notre vie de famille, cet appel à la mission, reçu par chacun à son baptême, se décline de manière particulière dans le couple. Nous avons découvert aussi que l’autre était celui par lequel le Seigneur passait pour nous appeler à la mission : les aspirations, les désirs de chacun viennent susciter un appel intérieur et appellent chez l’autre un engagement à avancer.”

Comment vous sentez-vous missionnaires aujourd’hui ?

Marie-Agnès : “En vivant notre première mission qui est celle d’être une petite Église domestique, en prenant soin de notre couple et de notre famille, en cherchant à nous mettre au service de la vie dans la paroisse. Nous venons de nous installer à Sainte-Anne-d’Auray et nous cherchons où le Seigneur nous appelle à nous donner aujourd’hui. Tout est encore ouvert ! Nous discernons en fonction des désirs que nous avons chacun à l’intérieur de notre cœur, des aspirations de notre couple et à travers les évènements et les appels, les besoins qui peuvent se présenter à nous.  Nous choisissons d’y réfléchir et de dire « oui, là je peux me donner », ou « non, là ça n’est pas mon appel ».

Renaud : “Les deux missions, Lazare et Points-Cœur, que nous avons vécu, ne sont pas encore terminées. Les amitiés que nous avons pu nouer perdurent encore aujourd’hui et il reste le lien de la prière qui est le lien le plus fort.Le Seigneur nous aide à discerner grâce à notre conjoint, si c’est notre moitié, ça n’est pas pour rien ! »

Olivier et Marie Belleil, membres de la communauté du Verbe de vie, ont témoigné de leur vie de couple orientée vers la mission depuis plus de 40 ans.

Que retenez-vous de vos différentes missions ?

Marie : “Pour nous, la mission s’inscrit dans la vie quotidienne, dans le quotidien de la vie conjugale, avec ce qui est facile et ce qui l’est moins, et tous les évènements de la vie familiale, intérieurs et extérieurs. Nous sommes  passés par un certain nombre d’épreuves, mais nous avons toujours gardé l’espérance au cœur, par grâce de Dieu. Nous avons pu compter sur la prière de beaucoup de personnes autour de nous et nous appuyer sur notre amour, en Dieu. “

Olivier : “Ce qui est important n’est pas forcément extraordinaire et doit être saisi parfois, dans l’instant. Je me souviens d’un jour où nous sommes allés faire des courses dans une grande surface avec Marie. J’étais pressé car je voulais préparer les topos d’une session que je devais donner quelques jours plus tard. Nous avons rencontré une femme que Marie connaissait, qui lui a confié ses inquiétudes à propos de sa fille malade. Marie lui a proposé de prier la Vierge Marie. Elle ne savait pas comment prier, mais a accepté et nous avons murmuré ensemble des Je vous salue Marie devant un étalage de petits-pois- carottes ! Ce sont des manières toutes simples d’être présents, de façon non programmée. Je crois que pour nous, familles, il n’y a pas seulement des grands ministères, mais la vie quotidienne nous présente beaucoup d’opportunités d’être les porteurs d’une Bonne nouvelle.”

Marie : “Cette amie a pu se sentir écoutée, aimée.  C’était ce que le Seigneur nous demandait à ce moment-là. Le tout est de reconnaître les moments où il faut agir, qui ne cadrent pas souvent avec nos plans !”

Vous avez tiré de votre expérience de couple « cinq convictions ». Pouvez-vous revenir sur les découvertes que vous avez faites au fil de vos différentes missions ?

Olivier : “Le premier point : essayer d’être en communion dans son couple, c’est la première chose, il me semble, que le Seigneur nous demande. On ne peut donner de la chaleur que s’il y a du feu dans la cheminée. Le feu dans la cheminée, c’est notre amour conjugal. Il est donc nécessaire que le couple soigne cet amour conjugal.

Un deuxième point : nous sommes sur un chemin de croissance, nous avons sans cesse des progrès à faire. Certains sont des missionnaires de grade universitaire, d’autres comme nous sont toujours à l’école maternelle, mais nous sommes tous en apprentissage, nous avançons de façon graduelle. Là où nous en sommes, il faut oser se lancer sans attendre d’être des professionnels de la mission !”

Marie : “un autre point est d’accepter de se laisser dépouiller par les épreuves et les difficultés de la vie. Chaque vie est signée à un moment ou à un autre par la croix, petite, grande ou moyenne. Au cœur de ces croix, le Seigneur est présent et nous soutient : il n’envoie jamais ses enfants au casse-pipe. Ensuite, c’est une loi qu’il faut connaître, lorsqu’on est missionné par le Seigneur, on est aussi exposé, comme les combattants de première ligne. Il nous faut revêtir l’armure dont parle l’apôtre Paul. Pour le couple, prendre soin l’un de l’autre et prendre soin de soi-même, prendre soin de notre amour conjugal, de notre famille, est très important.”

Olivier : “La dernière touche, c’est d’être témoin de l’espérance. Beaucoup de gens autour de nous sont dans une situation de désespérance, que ce soit par rapport à la planète, la situation de l’Europe, la France, les débats politiques. Ill nous faut être comme la Vierge Marie qui reçoit de Jésus une fécondité, pas à n’importe quel moment de sa vie, mais au pied de la croix. Que la situation ne soit pas formidable ou merveilleuse, qu’importe, ayons une espérance chevillée au corps parce que l’amour est victorieux. C’est vrai dans le couple, c’est vrai dans la famille et c’est vrai dans l’Église. Accueillir, vivre et transmettre l’espérance est un formidable enjeu !”

Mgr Jacques Habert, évêque de Bayeux-Lisieux

“Je suis ému d’être ici, ce 1er octobre, en la fête de sainte Thérèse. Il y a une belle coïncidence entre Thérèse, patronne des missions et Thérèse issue d’une sainte famille, la famille Martin. Thérèse était vraiment le meilleur patronage possible pour cette rencontre ou la famille, le couple et la mission ont été associés. C‘est avec joie que j’ai passé la journée avec tous ces couples. J’ai été à la fois enseigné par les témoignages et édifié par la ferveur que j’ai pu mesurer tout au long de cette journée.

Les couples doivent être missionnaires aujourd’hui. Ils vivent pour fonder une famille, pour avoir des relations de bonheur à l’intérieur de la famille, mais aussi pour assumer une mission qui est d’annoncer la Bonne Nouvelle en paroles, en actes, en attitude, en présence. Cette prise de conscience s’intensifie et on peut penser que la canonisation de Louis et Zélie Martin, en 2015, a été un moment important pour tous les couples qui affirment de plus en plus : « Nous sommes missionnaires, nous sommes responsables. » Cet état d’esprit va certainement s’intensifier dans les années qui viennent.”

Veillée dans la cathédrale – ©Diocèse de Rennes

DML Octobre 2021

Au service des divers groupes, associations, communautés religieuses, paroisses, services, etc., le Dossier Mensuel de Liaison (DML) est un outil de diffusion des informations. Envoyé tous les mois à près de 700 destinataires, il permet de toucher l’ensemble des réalités composant le Diocèse.

Retrouvez ici les éléments du Dossier Mensuel de Liaison pour le mois de OCTOBRE 2021, aux formats .jpeg et .pdf. Vous souhaitez demander une parution ? Recevoir le DML par mail ? Abonner une personne ou encore signaler un changement d’adresse ? N’hésitez pas à contacter le service diocésain de communication : comdiocese56@gmail.com ou au 02 97 68 16 50 !

Remise du rapport de la CIASE

Le mardi 5 octobre 2021 à 9h, Jean-Marc Sauvé, président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, remettra son rapport à ses mandants, Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, et Sœur Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France.

Informations sur le site de la Conférence des Evêques de France

Dans cette perspective, Monseigneur CENTENE a adressé un message aux catholiques du diocèse de Vannes. Ce message a été lu lors des messes célébrées ces 2 et 3 octobre.

La remise du rapport de la CIASE sera retransmise très largement en direct sur plusieurs plateformes :

– sur la chaîne KTO
– sur la chaîne Youtube de KTO
– sur le groupe Facebook de la CIASE

Dans le même temps, à partir de 10h, le rapport de la commission ainsi que ses annexes dans leur totalité, seront mis en ligne sur le site web de la CIASE : www.ciase.fr, dans un onglet dédié.

JMJ étudiants & jeunes pros : objectif Lisbonne 2023 !

1ère étape : Saint-Pierre Quiberon

Un groupe d’étudiants et de jeunes professionnels, ont entrepris de faire vivre à leurs coreligionnaires, en cette année 2021, des JMJ Morbihannaises, avec la complicité du père Antoine Le Garo, aumônier des MEMO.

Le week-end du 16 et 17 octobre 2021

Nous sommes 8 dans l’équipe organisatrice, et ce n’est pas de trop car nous voulons proposer au plus grand nombre de 18-25 ans un week-end dont ils se souviendront !“, explique Sterenn, jeune professionnelle chargée de la communication de l’évènement. De Pontivy, Lorient ou Vannes, ces anciens missionnaires, ou amis des MEMO, prévoient un programme dense de deux jours, dans un cadre privilégié : le bord de mer. Marche, témoignages, apéros, jeu, prière, veillée aux flambeaux, … se dérouleront dans la presqu’île de Quiberon.

Enthousiaste, Sterenn explique qu’ils pensent accueillir près de 90 jeunes. “Le prix est modique, 24 euros, et la volonté de se rencontrer avant les “grandes” JMJ de Lisbonne est là !” Car ce week-end est une première étape, bretonne, vers la capitale portugaise.

Le thème donné par le pape François pour cette XXXVème JMJ, “Jeune homme, je te le dis, lève-toi ” (Lc 7, 14), annonce non seulement le départ vers Lisbonne, mais fait encore entrevoir tout un cheminement spirituel, que les organisateurs de ce week-end ont à coeur de faire vivre aux participants.

Retrouvez l’intégralité du message du pape pour la XXXVème JMJ.

SAMEDI

9h30: Arrivée des participants au camping
10h : Prière d’ouverture et introduction
11h : Course d’orientation : trouver son pique-nique !
13h : Déjeuner sur la plage 
14h : Olympiades
16h : Témoignages
17h : Petits groupes de discussion pour revenir sur les témoignages 
18h15 : Apéro
19h : Repas portugais 
21h30 : Procession aux flambeaux
22h : Adoration
23h : Tisane off

DIMANCHE

9h : Départ pour la plage
9h30 : Témoignage sur la plage
10h15 : Messe à la chapelle de Lotivy 
12h30 : Déjeuner
14h : Balade sur les chemins douaniers, chapelet pour ceux qui le souhaitent
14h30 : Pause sur un site naturel, temps libre possibilité de recevoir le Sacrement du Pardon
16h : Retour sur site
17h : Fin du week-end

A retrouver sur Instagram
Renseignements : morbihanjmj@gmail.com

Le thème des JMJ de Lisbonne 2023 sera : “Marie se leva et parti avec empressement” (Luc 1, 39)

En savoir plus sur le site officiel des JMJ

Devenez missionnaire avec MEMO !

La Mission étudiante MEMO recherches des missionnaires français pour ses foyers étudiants de Vannes et Lorient. La proposition : donner une année de sa vie pour annoncer le Christ auprès des étudiants bretons.

Les missionnaires – plusieurs arrivent d’Amérique du Sud pour ce service – vivent au milieu des étudiants et se mettent à leur service en assurant le fonctionnement, l’entretien et l’animation de la maison. Missions en binôme sur les campus pendant l’année ou sur les plages l’été, voyages, soirées-débat, vie spirituelle forte, enseignements : une expérience marquante attend les volontaires.

Missionnaires, ils témoignent

Félipe et Andrea sont arrivés en novembre dernier dans une situation sanitaire tendue. Andrea est touchée par la vie communautaire, les partages avec les autres étudiants, l’amitié forte qui peu à peu
les relie les uns aux autres et la découverte de la vie avec Dieu pour certains d’entre eux : « On les a vu de plus en plus souvent à la messe. L’ambiance MEMO fait réfléchir en profondeur. J’ai moi-même beaucoup approfondi ma foi. » Elle a mis en place avec quelques étudiantes une distribution de
panier repas pour les étudiants sans ressources. « Quelques-uns sont ensuite venus aux soirées-débat proposés le mercredi. »

Pour Félipe, « la mission spirituelle est vraiment difficile si on pense y arriver seul. L’accompagnement des aumôniers est un soutien essentiel. » Il apprécie particulièrement les topos du mercredi soir, qui lui ont fait découvrir de façon intellectuelle plusieurs réalités de la foi : « Je peux maintenant transmettre toutes ces connaissances aux étudiants qui ne connaissent pas Dieu. » Pour lui, l’aspect communautaire est une école, un socle pour sa vie d’adulte.
« Tout ce que nous faisons, même les plus petites actions, est une manière de glorifier Dieu, d’être en sa présence. En servant les autres, nous servons Dieu. »

Andrea lance un appel à ceux qui se sentiraient appelés : « Si tu es curieux de vivre une nouvelle expérience , si tu es prêt à sortir de ta zone de confort pour donner un an à Dieu, viens nous rejoindre, ose l’aventure MÉMO ! »

Maison MEMO, ancien Carmel
35 rue Jean Gougaud, 56000 Vannes
Tél: 06 59 33 64 04
Mail: mision.memovannes@gmail.com
Facebook: Memo Vannes


Maison Pierre de Keriolet
12 Rue Corentin le FLoch, 56100 Lorient
Espace Etudiant MEMO: 32 Rue de Lanveur, 56100 Lorient
Tél: 06 59 33 36 84 Mail: mision.memolorient@gmail.com
Facebook: Memo Lorient


Maison MEMO Chiara Luce
24 rue Leperdit Pontivy
Tél: 07 61 90 21 18
Mail: mision.memopontivy@gmail.com
Facebook: Memo Lorient

Création artistique par des locataires de la Résidence Intergénérationnelle La Maison Bleue

L’association Habitat et Humanisme Morbihan, créée en 1985 afin d’agir en faveur du logement et de l’insertion des personnes en difficulté, s’inscrit pour le développement de l’accès à la culture et l’ouverture vers l’extérieur, en vue de lutter contre toute exclusion.

Dans ce cadre, les locataires de la résidence intergénérationnelle “la Maison Bleue” à Vannes, ont réalisé des oeuvres artistiques en lien avec des artistes locaux.

Ce projet est né suite à la proposition d’une locataire de la Maison bleue : faire intervenir un artiste afin de les accompagner dans la réhabilitation des murs extérieurs de la résidence.

Sur le principe du « Lâcher-prise », les locataires se sont engagés, avec l’équipe de bénévoles, l’animatrice et l’aide de deux artistes, à repeindre trois murs de la résidence. Cette fresque a été inaugurée lors d’un vernissage mardi 21 septembre 2021 à la Maison bleue de Vannes en présence de Bernard DEVERT, président et fondateur d’Habitat et Humanisme.

Le vernissage a été suivi d’une conférence animée par celui-ci aux Palais des Arts de Vannes : « Construire, un acte de soin”.

Ecoutez l’interview de Bernard Devert au micro de Rcf Sud Bretagne : ” la crise du logement est une crise spirituelle”

En savoir plus sur l’association

Les fraternités paroissiales missionnaires

Partager la joie de l’Évangile !

Dans le cadre du projet missionnaire diocésain Christus Vivit, les paroisses sont invitées à mettre en place des « fraternités paroissiales missionnaires ». Ces petits groupes se réunissent à domicile, à une fréquence et pour une durée concertées ensemble. Durant les rencontres, il est proposé de vivre un temps de prière, un temps d’enseignement, un temps d’échange et de partage ainsi qu’un moment convivial (dessert, tisane, …). Une formule souple et de proximité, adaptable à toute paroisse : élancez-vous !

Découvrez le site internet dédié aux fraternités paroissiales missionnaires du Diocèse de Vannes : avec des témoignages en divers lieux du diocèse et des enseignements  « clés en main », …

Deux thèmes sont proposés en 2021-2022 :
> Les attitudes d’amour de Jésus, à travers l’Évangile
> La famille (textes de l’Église)

Lire l’article paru dans Chrétiens en Morbihan n°1512 – septembre 2021

CONTACT
Sœur Agnès-Marie Le Derrien,
coordinatrice du projet missionnaire diocésain
mail : fpm56@diocese-vannes.fr
Par téléphone :  06.64.87.13.19

Rentrée diocésaine : tous disciples missionnaires

Photo 2016

Samedi 11 septembre 2021, à l’occasion de la rentrée diocésaine, une journée de rencontre et partage est organisée à Sainte Anne d’Auray pour tous les bénévoles qui oeuvrent pour l’Eglise.

Monseigneur Centène vous invite :

Programme

9h30 Accueil

10h Intervention de Monseigneur CENTÈNE « De nouvelles structures au service de la mission »

11h MESSE SOLENNELLE

12h30 Repas tiré du sac, apporté par chacun

13h30 ATELIERS ouverts à tous :
● Atelier 1 : « Créer et accompagner des Fraternités missionnaires en paroisse » (animé par le projet missionnaire diocésain ‘Christus vivit’)
● Atelier 2 : au service de « l’animation paroissiale » – correspondants GAP, relais de clochers, conseils pastoraux (animé par service Communication et Art sacré)
● Atelier 3 : au service de la Prière « La liturgie en paroisse » (animé par service Liturgie)
● Atelier 4 : au service de la Parole « Vie sacramentelle et formation » (animé par les services Catéchèse, Catéchuménat et Formation Humaine et Chrétienne)
● Atelier 5 : au service de la Charité « L’attention aux plus petits, aux pauvres et aux malades » (animé par la Diaconie et les servies Santé et Mission universelle)
● Atelier 6 : au service des besoins matériels et financiers (animé par le service Ressources Humaines et la Comptabilité)
● Atelier 7 : « Accueillir et accompagner dans nos paroisses » (animé par le service Famille et la Pastorale du Tourisme et des Loisirs)
● Atelier 8 : « Jeunes, étudiants et vocations » (animé par le Pôle Jeunes, MEMO Mission Etudiante et la pastorale des Vocations)

15h10 Temps commun d’information sur les GAP dans le cadre de la réorganisation des paroisses
15h30 VÊPRES – Envoi

Inscrivez-vous auprès du prêtre de votre paroisse ou en remplissant le formulaire d’inscription ci-dessous

Photo 2019

Vos nom et prénom (obligatoire)

Votre e-mail (obligatoire)

Votre téléphone (obligatoire)

Votre engagement paroissial

Votre adresse

Je serai présent(e) pour l’intervention de l’évêque à 10h ainsi qu’à la messe de11hJe serai absent(e) pour l’intervention de l’évêque à 10h ainsi qu’à la messe de11h

Et l’après-midi, je m’inscris à l’atelier suivant de 13h30 à 15h :

CONDITIONS SANITAIRES :

Pour le matin, dans la basilique – 10h-intervention de Mgr CENTENE puis 11h Messe – ainsi que pour les Vêpres de 15h30 
: pas de demande du passe sanitaire – Mise en place des conditions habituelles pour les temps cultuels, comme en paroisse : masque et lavage des mains au gel hydroalcoolique.

Pour le pique-nique : 
il est prévu qu’il ait lieu en extérieur (repas apporté par chacun). Donc pas d’exigence particulière sinon le respect des distances de précaution.

Pour les ateliers de 13h30 à 15h10
 : passe sanitaire à présenter / port du masque et lavage des mains au gel hydroalcoolique.
Parallèlement aux ateliers, une animation sur la mission et le réaménagement pastoral du diocèse sera proposée dans la basilique pour les personnes sans passe sanitaire.

Ordinations diaconales le 5 septembre prochain

Dimanche 5 septembre 2021, la Basilique de Sainte Anne d’Auray accueillera la célébration d’ordination de quatre diacres en vue du sacerdoce et un diacre permanent.
Gildas Colas des Francs, Thibault de Bruyn, Guillaume Porrot et Matthieu Vannier seront ordonnés diacres en vue du sacerdoce, et Michel Hervy diacre permanent.

Ordinations diaconales 2017

La cérémonie d’ordination se déroulera à 15 h 30 en la Basilique de Sainte-Anne d’Auray.

Retrouvez les portraits des ordinands en vidéo ICI très bientôt.

Gildas
Thibault
Guillaume
Matthieu
Michel

Portraits

Gildas Colas des Francs, 31 ans

Articles parus dans la revue Chrétiens en Morbihan n°1551 de juillet-août 2021

Né à Vannes, j’ai grandi à Ploemeur. Dernier d’une famille de trois enfants, j’ai découvert la foi dès mon enfance par la messe dominicale et le catéchisme à l’école.

Ma vie spirituelle s’est épanouie grâce au scoutisme qui me permettait de vivre chrétiennement de manière incarnée. Je suis sportif, bricoleur, j’apprécie la vie en plein air ; me mettre au service et partager ma vie avec d’autres est un motif de joie.

Après mon collège à Notre-Dame du Ter et mon lycée à saint Louis de Lorient, je suis parti en classe préparatoire à La Flèche au Prytanée pendant deux ans ; j’y ai découvert de nombreux jeunes hommes épanouis et fiers de leur foi. J’ai terminé ma prépa à Nantes où j’ai rencontré le mouvement charismatique ; la joie issue de la relation à Jésus dans l’Esprit-Saint a été une révélation pour moi. J’ai ensuite intégré une école d’ingénieur à Paris au cours de laquelle j’ai pris des responsabilités de chef scout ou de président d’aumônerie, responsabilités qui m’ont aidé dans le discernement de ma vocation à laquelle je réfléchissais déjà quotidiennement depuis le lycée.

La joie et la paix dans le service ecclésial ont été pour moi des signes primordiaux pour percevoir l’appel de Dieu. Après une année de propédeutique à Sainte-Anne-d’Auray, j’ai demandé à entrer au séminaire. J’ai étudié pendant quatre ans au séminaire Saint-Yves de Rennes, j’ai vécu ensuite une année dans les quartiers nord de Marseille pour finalement terminer mon cursus à la paroisse de Muzillac.

« C’est moi qui vous ai choisis » : cette parole de Jésus, reçue après une messe des étudiants à Paris, est consolante pour moi car c’est le Christ qui m’a demandé ce chemin de vie et non l’inverse. La vocation sacerdotale ne faisait pas du tout partie de mes plans, ni dans mon enfance, ni dans mon adolescence. Répondre « Oui » à l’appel ne s’est pas fait sans combats spirituels. Les premières fois, penser à la vocation me faisait peur, accepter d’entendre la question « Veux-tu me suivre dans le sacerdoce ? » a pris plusieurs années mais a, petit à petit, laissé place à une joie authentique.

Thibault de Bruyn, 28 ans

Originaire de Plougoumelen, je suis le dernier d’une famille de cinq enfants. Durant mon enfance, c’est grâce à ma famille enracinée dans la foi, particulièrement mes parents attentifs à me faire découvrir le Christ, que j’ai développé une vie chrétienne sur laquelle j’ai pu m’appuyer pour répondre à l’appel du Seigneur.

Très tôt, je me suis engagé au service de l’autel. C’est là que, pour la première fois, le Seigneur m’a montré ma vocation : je serai prêtre. J’ai laissé mûrir ce désir jusqu’à mes 21 ans où j’ai décidé d’entrer en propédeutique à Sainte-Anne-d’Auray.

J’ai alors été envoyé au séminaire de Notre-Dame-de-Vie en Provence. J’y ai découvert la spiritualité carmélitaine à l’école du bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant Jésus. La place privilégiée de l’oraison dans ma formation m’a permis de placer en premier ma relation avec Dieu et d’avancer ainsi sereinement tout au long de mon parcours. Après deux ans d’un premier cycle de philosophie, j’ai été envoyé en mission en Tunisie. Cette année de rencontre avec le monde musulman m’a marqué ; mon amour pour l’Église Universelle a grandi.

J’ai pu constater que la pauvreté des moyens, tant humains que spirituels, ne sont pas un frein à la diffusion de l’Évangile pourvu qu’on se laisse conduire par l’Esprit-Saint. De retour en Provence pour achever un cycle de théologie de trois ans, j’ai été envoyé en insertion pastorale dans la paroisse de Tarascon (Bouches-du-Rhône) où j’ai découvert une vie paroissiale dynamique et une communauté chaleureuse et accueillante.

Enrichi de toutes ces expériences familiales et ecclésiales, je désire aujourd’hui servir le Christ et son Église dans le diocèse de Vannes. C’est en marchant sous la conduite de l’Esprit-Saint, avec tous ceux auprès de qui je serai envoyé, que je compte témoigner de la joie de vivre avec le Christ. Conscient de l’ampleur de la mission, je garde toujours à l’esprit la promesse du Seigneur : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Co 12, 9).

Guillaume Porrot, 38 ans

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Né en plein coeur de la Bretagne, à Pontivy, j’ai grandi à Saint-Gonnery, dans un foyer chrétien, et une famille aimante, entouré de mes parents, de mon grand-frère et de mes deux petites soeurs. Très souvent, il m’arrivait de prier le chapelet en famille, dans l’oratoire familial. C’est ce qui m’a aidé à approfondir ma relation avec le Christ.

Dès l’âge de huit ans, je savais déjà que je serais prêtre. C’est à ma grande tante religieuse de Kermaria, que je l’ai annoncé pour la première fois. J’ai continué à nourrir ma foi par la prière et quelques activités en paroisse. Tous les ans, je participais à des camps d’été animés par mon institutrice, également animatrice en pastorale.

Durant mes jeunes années, mon emploi du temps était déjà bien rempli : football, musique, pêche, balades en vélo, baignade, etc. Cette vie trépidante et l’attrait pour le grand air m’ont conduit à choisir un métier sur les chantiers du bâtiment et des travaux publics. Après l’obtention d’un BTS en 2004, j’ai exercé dans ce domaine durant près de dix ans. J’ai été confronté à de nouvelles réalités, j’ai dû apprendre à collaborer, à dialoguer en équipe, pour mener ensemble des chantiers de construction.

Alors que je venais d’avoir 31 ans, le Seigneur est venu de nouveau frapper à ma porte. Et c’est après une épreuve familiale, le décès de ma maman en 2014, que j’ai décidé de discerner ma vocation en effectuant les exercices de saint Ignace à la maison Notre-Dame-de-Fatima à Bieuzy-Lanvaux. J’ai alors compris qu’il était temps pour moi de prendre une décision importante.

Je suis entré en propédeutique en 2015 avant d’être envoyé, l’année suivante, au grand séminaire Saint-Yves de Rennes, afin de poursuivre ma formation.
« Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole,
car il ne peut se rejeter lui-même » (2 Tm 2, 13).

Matthieu Vannier, 27 ans

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J’ai eu la grâce de naître à Vannes dans un foyer chrétien qui a fait le choix de mettre Jésus au centre de la vie familiale. Trois mois après ma naissance, nous avons déménagé à Plouharnel. J’ai grandi dans ce beau lieu près de la baie de Quiberon où se trouvent nos racines familiales.

Je suis l’aîné d’une famille de quatre enfants (un frère et deux soeurs). Nous avons vécu beaucoup de belles choses ensemble, du surf à la musique en passant par les beaux voyages en famille. Mais ce que j’ai reçu de meilleur, dans ce milieu porteur, c’est l’amour et la connaissance de Jésus Christ par la messe dominicale et la prière en famille tous les soirs.

Dans ce terreau, le Seigneur m’a appelé pour la première fois à l’âge de 14 ans. J’ai d’abord gardé ce secret en moi, tout en le mûrissant dans la prière, puis j’ai décidé d’y répondre en intégrant le foyer Saint-Jean-Paul-II à Sainte-Anne-d’Auray, pour mon année de Terminale. Ayant fait le choix de suivre le Christ sur ce beau chemin du sacerdoce, je n’avais néanmoins pas encore le courage de l’assumer devant les autres.

Après un bac littéraire, j’ai donc commencé des études de psychologie à l’IPC, à Paris. Au milieu de mes études, l’appel à la consécration est devenu plus intense. Je suis alors entré en année de discernement (propédeutique) à Sainte-Anne-d’Auray. Monseigneur Centène m’a ensuite envoyé étudier au séminaire de Notre-Dame- de-Vie à côté d’Avignon.

Après un premier cycle de philosophie (2 ans), j’ai été envoyé en stage comme éducateur aux Apprentis d’Auteuil pendant 8 mois, en insertion dans la paroisse de Gourin pendant les week-ends. J’ai terminé mon année en découvrant la vie à la ferme à Pontivy pendant 2 mois. Pendant cette année de stage, j’ai commencé à apprendre le Breton avec une motivation grandissante. Je suis ensuite retourné au séminaire pour le cycle de théologie (3 ans) à la fin duquel j’ai obtenu le baccalauréat canonique. J’ai ensuite été envoyé sur la paroisse de Pontivy pour une année de pastorale. Au cours de cette année, je suis devenu pompier volontaire à la caserne de Pontivy.

J’ai eu la joie d’être appelé à l’ordination diaconale en vue du sacerdoce par notre évêque. L’année prochaine je poursuivrai mes études au séminaire Saint -Yves de Rennes une semaine par mois, tout en continuant ma mission au sein de la communauté paroissiale de Pontivy.

Michel Hervy, 54 ans

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Originaire d’Herbignac (diocèse de Nantes), j’y ai effectué mes études secondaires avant de partir à Saint-Nazaire et à Nantes où j’ai suivi un enseignement universitaire en vue de l’obtention d’une maîtrise en histoire. Après mon service militaire sur la base aérienne de Reims, j’ai eu la joie de pouvoir exercer la belle vocation d’enseignant au collège Saint-Jean-Baptiste de Guérande pendant dix ans, avant de devenir adjoint-administratif auprès de l’Éducation nationale. Cette dernière fonction m’a, au gré des mutations, fait occuper des postes successifs à Angers, Nantes, puis dans des établissements scolaires de la région nazairienne. Je suis actuellement en fonction à la cité scolaire Quéral de Pont-Château.

Du fait de mon retour dans ma région natale en 2011, j’habite à Férel (doyenné de La Roche-Bernard), paroisse qui est, avec celles de Camoël et Pénestin, la région d’origine de ma famille maternelle. C’est là qu’en 2015, mon recteur m’a demandé de discerner en vue du diaconat permanent. J’ai accepté d’entamer la formation et, en parallèle, de suivre les cours du DUET à l’antenne d’Arradon de l’Université Catholique de l’Ouest.

Ce jour est pour moi l’occasion de rendre grâce à Dieu pour tous ces visages qui ont jalonné ma vie, mon parcours professionnel et mon pèlerinage dans la foi. Mes parents, mes éducateurs, mes amis d’université, mes collègues de travail de l’Enseignement catholique et de l’enseignement d’État, mes chers amis prêtres qui sont, tout spécialement aujourd’hui, le visage de la fidélité et de la confiance…

Oui, je rends grâce à Dieu pour tous ces visages de l’amitié et de l’exigence. Pour ceux qui, éloignés de la foi, ont su garder au fond de leur coeur l’affection qu’ils me portent et manifester un infini respect pour mes choix. Pour ceux aussi qui ont apaisé mon coeur et ouvert en grand la porte de l’Église. Pour la source qui jaillit au plus profond de moi de tous ces enseignements, de tous ces enthousiasmes, de tous ces témoignages reçus pendant ces années. Pour ce désir d’aimer et de voir le Seigneur qui creuse encore mon coeur.

Les noms qui suivent ne vous diront peut-être rien, ils sont pour moi ceux qui évoqueraient le mieux ce que je suis… Monsieur l’abbé Robert Cornet, Soeur Augustine Boullard, Monseigneur Gaston Lequimener, Soeur Hildegarde-Yveline Bernard, Monsieur l’abbé Pierre-Yves Bugel… D’auprès de Dieu, ils sont avec nous en ce jour.

Et si l’Église m’appelle aujourd’hui à son service, que le Seigneur me fasse la grâce, en toute humilité, de n’oublier aucun de ses bienfaits et de me souvenir toujours de sa fidélité.

Communiqué CEF et CORREF – Suite à la remise du rapport de la CIASE à l’Eglise de France

REMISE DU RAPPORT DE LA CIASE À L’ÉGLISE DE FRANCE Paris, mardi 05 octobre 2021 
Honte, gratitude, détermination.

Au nom de la Conférence des évêques de France et de la Conférence des Religieux et Religieuses de France, nous avons reçu aujourd’hui le rapport rédigé par la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) que nos Conférences avaient demandé à M. Jean-Marc Sauvé, vice-président honoraire du Conseil d’État, de présider, constituer et piloter.

Nous voulons avant tout remercier M. Sauvé et l’ensemble de la commission, ainsi que les équipes qu’elle s’est adjointes, pour leur immense et indispensable travail. Nous mesurons combien il a pu éprouver chacune et chacun. Ses résultats sont extrêmement lourds. Ils montrent une réalité effroyable que nous ne pouvions imaginer en termes de nombre de victimes, de pourcentage de prêtres et religieux auteurs de ces crimes, de défaillances qui ont rendu possible que certains parviennent à sévir durant des décennies et que si peu soient poursuivis.

Devant tant de vies brisées, souvent détruites, nous avons honte et sommes indignés.

Notre pensée et notre immense peine, comme femmes et hommes, comme évêques ou supérieures et supérieurs d’instituts religieux, vont avant tout aux personnes victimes ; celles qui ont pu parler, celles qui n’ont pu le faire encore ou ne le pourront jamais et celles qui sont mortes. Rien ne peut justifier qu’elles n’aient pas été entendues, crues, soutenues, ni que la plupart des coupables n’aient pas été signalés et jugés.

Nous mesurons plus que jamais le courage des personnes victimes qui ont osé parler et nous exprimons notre profonde reconnaissance à celles et ceux qui ont accepté de travailler à nos côtés.

Nous redisons solennellement notre détermination à mettre en œuvre les orientations et les décisions nécessaires afin qu’un tel scandale ne puisse se reproduire. Nous remercions vivement celles et ceux qui nous y aident.

Nous savons que le chemin est encore long pour espérer mériter le pardon des victimes et qu’il nous faut « faire nos preuves ».

Nos deux conférences, celles des évêques et celle des religieuses et religieux, vont chacune étudier ce rapport et l’ensemble des 45 recommandations de la CIASE. L’assemblée plénière des évêques et l’assemblée générale de la CORREF qui se tiendront au mois de novembre permettront d’adopter les mesures qui paraîtront justes et nécessaires en fonction des décisions déjà prises par chacune de nos conférences. 

Nous encourageons vivement l’ensemble de l’Église catholique en France, paroisses, mouvements, communautés religieuses, etc., à prendre connaissance du rapport de la CIASE, aussi douloureux soit-il, et à inviter leurs membres à en parler les uns avec les autres. C’est là notre devoir moral pour les personnes victimes et leurs proches et aussi pour les générations à venir : regarder cette terrible réalité pour pouvoir ensemble y faire face et travailler à une Église plus digne de l’humanité et du Christ qu’elle annonce. 

Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, président de la Conférence des évêques de France
Soeur Véronique Margron, op, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France

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